semaine de l'unité des chrétiens :le pardon libérateur
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Selon certains psychologues, il y aurait 2 fois moins de monde en hôpital psychiatrique si les gens se savaient pardonnés. Le pardon, celui qu'on donne et celui qu'on reçoit, est au cœur de la santé mentale de l'homme.

Au Canada, les protestants ont proposé que, lors d'un procès en justice, l'offenseur rencontre la victime et qu'il y ait un échange entre eux jusqu'au moment où ils pourraient en arriver au pardon. Voici un exemple : un chauffard avait tué le fils d'une femme; le pasteur a demandé au juge qu'avant la sentence soit organisée une rencontre entre le conducteur et cette dame endeuillée de son fils. La mère a accepté de voir le chauffard. Cela s'est fait de manière très graduelle, tout d'abord à travers des vidéo-cassettes et un jour, dans une même salle, cette mère de famille éplorée a rencontré le chauffard. Lorsque l'homme a compris la peine qu'il avait causée à cette femme, il a fondu en larmes. La mère a été prise de sympathie pour cet offenseur et elle a demandé qu'on réduise la sentence, ce qui a été accordé par le juge.
Imaginez ce qui arriverait si, dans notre système judiciaire, on arrivait à introduire le pardon. Punir seulement les personnes ne les guérit pas, ne les aide pas à se réhabiliter, ni ne les aide à revenir dans la société. Souvent les prisonniers à leur sortie du pénitencier sont ulcérés et prêts à récidiver.
Aux Etats-Unis, un groupe de chercheurs a découvert qu'une « éducation du pardon » pouvait aider des étudiants qui avaient manqué d'attention et d'amour de la part de leurs parents et qui en souffraient psychologiquement. La valeur de soi, l'espoir, augmentaient, alors que diminuait leur anxiété.

En Afrique du Sud, il y a eu une commission "Vérité et Réconciliation" devant laquelle environ 15.000 victimes se sont présentées devant leurs bourreaux pour parler des injustices et des tortures qu'elles avaient subies. Plus de 5.000 tortionnaires étaient présents. Ils ont admis leurs crimes et ont été amnistiés. C'est la première fois dans l'Histoire que le pardon a été établi à un niveau national. Il y a là quelque chose d'extraordinaire. C'était l'évêque Desmond Tutu qui était derrière cette initiative. Il est convaincu que si on ne se pardonne pas, on va se détruire mutuellement et c'en sera la fin de l'existence humaine.
Le pardon devrait être l'acte par excellence du chrétien, à cause de l'insistance avec laquelle le Christ en a parlé. Dans d'autres religions, on va parler de pardon, mais jamais avec un tel radicalisme. Lorsque Pierre a demandé à Jésus : "est-ce qu'on doit pardonner jusqu'à sept fois ?", Jésus ne dit pas sept fois mais soixante-dix fois sept fois (Evangile de Matthieu ch. 18 v. 21-22). Est-ce que ça veut dire qu'il faudrait calculer 490 fois ? Non. Jésus n'avait pas en vue une comptabilité précise. Par ce chiffre symbolique, il voulait nous inviter à développer une attitude de pardon continuelle, qu'on en arrive à ce que ce soit notre première réaction devant une blessure, une offense qui nous a été faite.
Source Monique une amie du Web et du Sauveur

méditation de Gaspare Del Bufalo
Le sang du Christ
Si ce parcours impose tout d'abord un acte de foi dans l'incarnation, il ne fait toutefois aucun doute que le signe du sang renvoie surtout à la passion. Comment pourrait-on oublier, en pen-sant au sang du Christ, qu'il a été versé pour notre salut. L'Epître aux Hébreux éclaire ce mystère, en le situant à l'intérieur du dessein de Dieu: sine sanguinis effusione non fit remissio: il n'y a pas de pardon, sans écoulement de sang (9, 22). Il s'agit d'un principe qui est déjà apparu dans l'Ancienne Alliance, mais qui trouve son accomplissement dans le Christ. En Lui - Dieu fait homme - ce principe révèle son sens le plus véritable et plein, en éloignant toute image d'un Dieu impitoyable et vindicatif, et en devenant au contraire l'expression parfaite de son amour miséricordieux. C'est cet aspect, plus que tout autre, qui a caractérisé la contemplation de vos fondateurs et alimenté votre charisme. En regardant le Christ crucifié, rempli de plaies et ensanglanté, on contemple de façon vivante cet amour dont le Christ à dit: Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis (Jn 15, 13).
5. Le sang des chrétiens
Et l'amour appelle l'amour, comme le souligne saint Gaspare del Bufalo: "Partout où je tourne mon regard, que ce soit dans la flagellation ou dans le couronnement d'épines... je ne me rappelle et ne vois que du Sang. Les plaies des pieds et des mains, la tête couronnée d'épines, le Coeur divin ouvert... omnia ad redamandum nos provocant: tout nous pousse à l'aimer à nouveau!" (cf. Le mystère du sang du Christ et l'expérience chrétienne, par A. Triacca, II, Roma 1987, p. 587).
C'est cet amour qui a produit les martyrs. Celui qui se plonge dans la contemplation du sang du Rédempteur, ne peut que ressentir le désir de donner sa vie pour Lui, usque ad effusionem sanguinis. L'ardeur avec laquelle saint Ignace d'Antioche, venant à Rome subir le martyre, suppliait les chrétiens de cette ville de ne pas l'empêcher de rendre le témoignage du sang est restée célèbre. Le martyre est le "fil rouge" - un authentique fil d'amour - qui a traversé toute l'histoire de l'Eglise. Le siècle dernier en a lui aussi été tellement marqué, qu'on peut le définir comme le "siècle des martyrs", et le Pape a voulu de façon opportune que le grand Jubilé soit l'occasion pour rappeler systématiquement la mémoire des nouveaux martyrs, afin d'édifier l'Eglise du troisième millénaire. Le principe énoncé par Tertullien vaut également pour l'avenir: semen est sanguis Christianorum (Apologétique, n. 50).
6. L'audace de l'amour
La sang du Christ conduit notre regard également vers l'humanité qu'il a aimée et rachetée. A l'idée qu'il a donné sa vie pour tous et pour chacun, nous sommes invités à redécouvrir la valeur sacrée de chaque personne humaine. Et comment ne pas éprouver une immense amertume, nous faisant presque l'écho de la douleur du Christ lui-même, face au triste spectacle d'une humanité qui, à deux mille ans de sa naissance et de son sacrifice, est encore une humanité ensanglantée, où de multiples façons, la vie humaine est humiliée, agressée, écrasée?
Le Christ a souffert pour l'homme, mais il continue à souffrir dans l'homme. Tel est le message exigeant qu'il nous a laissé dans l'Evangile, lorsqu'il nous a préannoncé que nous serions jugés sur l'amour et qu'on nous demandera si nous avons concrètement su Le rencontrer et Le servir en celui qui a faim ou soif, en celui qui est dépouillé, malade ou en prison (cf. Mt 25, 31-46). Vous le savez bien: une spiritualité du sang du Christ ne peut que rayonner également sur le plan de la fraternité. Il y a plus que jamais besoin d'hommes et de femmes qui, au nom du Christ, se mettent pleinement au service des frères, avec l'audace d'un amour qui ne calcule pas, prêt à se prodiguer en donnant la vie.


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