Epître : Le Baptême nous donne la vie nouvelle du Christ mort et ressucité (Rm 6, 3b-11)

Publié le par @robase



Réflexion chrétienne entres amis



Epître : Le Baptême nous donne la vie nouvelle du Christ mort et ressucité (Rm 6, 3b-11)

4 avril — Veillée pascale  memoire du décé de ma maman il y a 10 ans le matin de Pâques
le 4 avril 1999

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés.
Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts.
Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.
Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ.





Saint Séraphim de Sarov
(Moine Grégoire Krug – Monastère de Saint-Jean-Baptiste – Angleterre)

Saint Séraphim de Sarov (1759 – 1833)

Parmi toutes les belles figures de l’Orthodoxie, nous avons choisi la vie de Séraphim de Sarov, éminent ermite, purifié par L’Esprit Saint. Il devint le père spirituel (staretz) d’une multitude. Il est fêté le 2 janvier et le 19 juillet.

Naissance et jeunesse

Son vrai nom Prokhore Mochnine. Il naquit le 19 juillet 1759. Il appartenait à la classe marchande traditionnaliste de Koursk. Divers faits miraculeux lui sauvèrent la vie. Il tomba du haut d’une église en construction et se releva indemne. Lorsqu’une maladie faillit l’emporter à l’âge de 10 ans, il fut guéri miraculeusement lors d’une procession de l’Icône Notre-Dame de Koursk.

1779-1793 : Moine et hiéromoine

Sur le conseil d’un ancien (staretz) il entra au Monastère du «Désert de Sarov » le 20 novembre 1778, âgé de 19 ans. Toute sa vie il y vécut une intimité avec Dieu et un amour indéfectible à l’égard de ses proches. Moine modèle, boulanger au monastère, menuisier, sacristain, bûcheron. Il lit la Bible et les écrits mystiques des Pères. A tout cela il unit la prière de Jésus et se retire dans la forêt pour prier.
Malade au monastère pendant trois ans, terrassé par une hydropisie, il se remet au seul médecin des corps et des âmes, Notre Seigneur Jésus Christ et sa sainte Mère. Il fut guéri un jour de façon miraculeuse par la Sainte Vierge venue cette fois-ci en personne, accompagnée des apôtres Pierre et Jean, lui adressant les mêmes paroles entendues jadis pendant sa maladie d’enfance :«Celui-ci est de notre race ».




1794-1810 : Ermite au désert de Sarov

Il se retira au désert de Sarov avec au cœur le leitmotiv de la prière orthodoxe : « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, prend pitié de moi, pécheur ». Cette prière l’habitait et le conduit à la paix intérieure, le calme, la tranquillité. Retiré dans une isba (ermitage) il y connut une ascension spirituelle dans les sphères dont la plupart des hommes ne soupçonnent guère l’existence. Le dimanche il revient au monastère pour y participer à la Divine Liturgie.
Un ours sauvage qu’il nourrit devint son ami. Un jour qu’il reçut un hôte, il demanda à l’ours d’aller chercher du miel pour l’offrir en guise d’accueil. Ce que l’ours fit aussitôt et il revint porteur d’un rayon de miel marchant sur ses pattes de derrière.
Un incident tragique clôt cette période. Comme il recevait des visiteurs, des bandits l’assaillent et le ruent de coups. Ils croyaient qu’il avait beaucoup d’argent. Il ne se remettra pas entièrement de ces blessures car depuis lors il marchera courbé, appuyé sur un bâton. A nouveau il reçoit la visite de la Mère de Dieu. Lorsque les brigands sont arrêtés, il leur pardonne et s’oppose à ce qu’ils soient châtiés et demande aux autorités de les gracier.
A partir de 1807 et jusque 1810 il prend sur lui la croix du silence complet, ne recevant plus personne, se purifiant intérieurement pour Dieu.

1810 – 1825 : Reclus au monastère.

En 1810 un ordre de l’higoumène (père abbé) de Sarov l’oblige à revenir au couvent. Dieu ne lui permet pas encore de rompre le silence et avec l’accord de son supérieur il vit en reclus dans une cellule étroite où ne pénètre personne et dont il ne sort jamais. Il prie et lit l’Evangile ; chaque semaine le Nouveau Testament en entier. Une seule petite lumière brille devant l’icône de la Vierge de Tendresse. Petit à petit sa réclusion s’atténue et en 1825 il reçoit l’ordre de la Mère de Dieu de sortir de sa cellule pour servir les hommes.

1825 – 1833 : Séraphim en plein soleil. « Ma joie » -« Le Christ est ressuscité ».

Ceci est le début de la dernière période de sa vie. Il devient «père » et conseiller spirituel de milliers de moines et de laïcs. Sa vie apparaît maintenant comme une révélation «de la vie du siècle à venir ». Il accueille chacun chaleureusement l’appelant «ma joie » - «le Christ est ressuscité ». Des centaines de cierges, reçus de ses visiteurs, brûlent maintenant dans sa cellule devant l’icône de la Mère de Dieu
Il eut aussi des «enfants spirituels » laïcs, e.a. Nicolas Motovilov qu’il guérit miraculeusement de ce qu’on appellerait aujourd’hui la sclérose en plaques et qu’il choisit comme porte-parole pour laisser un message au monde entier. Le thème de ce message était : « Le but de la vie chrétienne consiste en l’acquisition de l’Esprit Saint ». Motovilov certifie avoir vu de ses propres yeux, lors de cet entretien avec lui, le rayonnement de la lumière ineffable dont le saint était la source.


2 Janvier 1833.
Séraphim est trouvé inanimé dans sa cellule. Il est mort à genoux devant l’icône de la Vierge de Tendresse. En 1903 il fut canonisé.



La personnalité et la spiritualité de Saint Séraphim

Saint Séraphin était un priant. Il n’a presque rien écrit lui-même à part quelques instructions spirituelles, mais il a demandé à Nicolas Motovilov d’être son porte-parole. Il disait qu’il avait un message à transmettre au monde. Il se résume en ceci : Le but de la vie chrétienne consiste en l’acquisition de l’Esprit Saint. Motovilov consignait tout cela dans un cahier, ses mémoires. Il le confia à sa femme lorsqu’il mourut et elle le mit au grenier. Sentant sa fin proche, celle-ci le confia à un écrivain, Serge Milus, qui le publia dans le «Journal de Moscou ». Nous sommes en 1903, année de la canonisation de Saint Séraphim.
L’acquisition de l’Esprit Saint présuppose la foi en Jésus Sauveur. Quel que soit notre état, la prière est toujours à notre disposition et nous donne la grâce de l’Esprit de Dieu. Dans le silence, ne laissant rien d’impur entrer en nous, nous cédons le pas à la prière indicible de l’Esprit. Comment reconnaître la présence du St Esprit en nous, demande Motovilov. Il répond que cette présence est lumière, silence, paix intérieure, une douceur extraordinaire et une joie indescriptible, parfum :la bonne odeur du Saint Esprit.
Séraphim avait une dévotion toute particulière pour la Mère de Dieu. Celle-ci lui rendit plusieurs fois visite accompagnée des apôtres Pierre et Jean. Ils conversaient ensemble en toute simplicité. Lors de ses maladies et de son attaque par les brigands, elle vint en personne pour le guérir.


Un deuxième document de sa main sont ses «Instructions Spirituelles ».
Avec l’acquisition de l’Esprit Saint, cœur de son enseignement, il ajouta «Acquiers la paix intérieure et des âmes par milliers trouveront auprès de toi le salut ».Le thème de la paix revient très souvent. Tout y est subordonné : l’amour de l’Eglise, la «vraie » espérance, abstinence du jugement sur le prochain et surtout le silence intérieur. L’âme en paix dans la prière se remplit de la chaleur spirituelle et la lumière du Christ inonde l’homme tout entier. Il était un staretz expérimenté et sage, ne recommandant pas des excès.
Beaucoup de miracles suivirent sa mort. Le peuple accourut pour le prier. Le tsar Nicolas II insista auprès du Saint Synode , bien que rencontrant l’opposition du Procurateur Général du Saint Synode, pour qu’il soit canonisé.

La date fut fixée au 19 juillet 1903. Dans le style des grandes festivités escortées par les icônes, les métropolites, archimandrites et nombreux évêques ainsi que le tsar et son épouse, Saint Séraphim fut porté sur les autels.
Dès 1904 les terribles perspectives prédites par Séraphim commencèrent à se réaliser : guerre du Japon, première guerre mondiale en 1914, la Révolution en 1917 avec l’assassinat du Tsar et de toute la famille royale.
Séraphim avait promis de prier pour ce peuple russe qu’il aimait tant, prosterné devant le trône du Très Haut.

Nous recommandons vivement le livre d’Irina Goraïnoff, dont nous tirons l’essentiel , qui contient la biographie de saint Séraphim, l’Entretien avec Motovilov, et les Instructions spirituelles :
Irina Goraïnoff, Séraphim de Sarov : Sa Vie, Entretien avec Motovilov et Instructions spirituelles. Abbaye de Bellefontaine/Desclée de Brouwer (Collection Théophanie), 1995

 

mardi 28 avril 2009 : Sainte Valérie

Le signe au-delà de toute attente
Saint Jean 6, 30-35

Après la multiplication des pains, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. »

Prière d’introduction Seigneur, je crois que tu es présent ici et maintenant, alors que je me tourne vers toi. Je crois et j’ai confiance dans ton désir de me donner les grâces dont j’ai besoin pour t’accueillir aujourd’hui. Je te remercie de ton amour et de ton immense générosité envers moi. En retour, je mets ma vie et mon amour entre tes mains.

Demande Seigneur, mon âme a soif d’une nourriture que je ne trouve pas ici sur terre. Accorde-moi de croire en toi et dans ta présence eucharistique.

Points de réflexion

1. Un banquet céleste Pour les Israélites au temps de l’Exode, la manne descendant du ciel était un don sauveur. Elle descendait chaque jour du ciel afin qu’ils ne meurent pas de faim et qu’ils soient soutenus pendant leur longue marche vers la Terre Promise. La route à travers le désert était longue et pénible mais chaque matin ils ramassaient suffisamment de manne pour les rassasier pendant cette journée. Le vrai pain du ciel que le Père nous donne,- le Christ dans l’Eucharistie, - agit de même pour nos âmes : il nous nourrit afin que nous ne mourions pas de faim quand la nourriture spirituelle se fait rare. Il nous soutient et nous raffermit pour que nous puissions atteindre la Terre Promise dans l’éternité.

2. Demandez et vous recevrez Ceux qui n’ont pas faim ne cherchent pas de pain et n’en demandent pas. Ceux qui ont faim en achètent ou en font. Cependant, tout homme cherche pour son âme un pain qu’il ne peut pas produire lui-même et que personne ne peut fabriquer pour lui. Son seul recours pour recevoir cette subsistance est de la demander humblement à celui qui seul peut la lui donner. Il doit venir devant le Seigneur les mains tendues et le cœur ouvert. « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain. » C’est un pain qui vient à la fois de l’éternité et qui est pour l’éternité. Il comble notre faim la plus grande. Mais ce « pain du ciel » n’est pas fait de mains d’hommes. Le Christ peut seulement se donner à ceux qui ressentent le besoin de le recevoir et qui demandent : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain. »

3. Cherchez et vous trouverez Quelqu’un peut-il jamais avoir imaginé que Dieu descendrait un jour, comme homme, parmi nous ? Quelqu’un peut-il avoir imaginé qu’il irait encore plus loin et qu’il serait notre pain ? Y a-t-il encore quelque chose qu’il pourrait faire pour nous ? Pour recevoir le don inimaginable de ce pain, il faut remplir ces deux conditions : « Quiconque vient à moi… » et « Quiconque croit en moi… » Aller au Christ exige un mouvement, se lever de là où nous sommes et se diriger vers lui en laissant tout ce à quoi nos mains s’attachent et en les ouvrant, vides, pour qu’il les emplisse de ses dons. Croire dans le Christ, c’est placer notre foi, notre confiance en lui. C’est de le prendre au mot et d’accepter avec crainte et respect la réalité de sa présence dans l’Eucharistie.

Dialogue avec le Christ Seigneur, ta présence réelle dans l’Eucharistie est quelque chose que je comprends de façon toute intellectuelle mais que je dois croire davantage dans mon cœur. Je crois qu’avec le pain que tu me donnes, je n’aurai jamais faim et qu’avec la foi en toi je n’aurai jamais soif. Fais grandir ma foi en ta Présence réelle qui me conduira à t’aimer davantage.

Résolution Je m’arrêterai dans une église pour passer un moment avec le Christ dans l’Eucharistie, pour parler avec lui et lui demander de faire grandir ma foi.



 

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M
j'aime le commentaire de la messe du jour,je vais m'abonner<br /> bisous
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M
j'imprime cette vierge de tendrese sur du papier photo et je la mettrai en cadre
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S
quelle grâce de mourir a Pâques!
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