c'est la misericorde que Jésus désire!


Réflexion chrétienne entres amis

Les méditations
En ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim ; ils se mirent à arracher des épis et à les manger. En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, cela n’était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont commis aucune faute. Car le Fils de l’homme
maître du sabbat. »
Prière d’introduction Seigneur, je viens à toi dans la prière, pour trouver la force et la paix. Sois avec moi, mon Dieu, et aide-moi à ouvrir mon cœur à tes enseignements.
Demande Seigneur Jésus, aide-moi à faire l’expérience de la liberté authentique, celle de tes disciples.

1. La joie de cheminer avec le Christ. Jésus marche dans la campagne avec ses disciples, ils passent du temps ensemble, loin des foules. Les disciples sont heureux d’être avec Jésus. La présence du Seigneur rend les choses faciles. La présence du Christ, son accessibilité, son amitié et sa franche camaraderie dissipent tout souci ; ils sont à l’aise. Leur pratique de la foi se résume à ceci : une amitié profonde et confiante avec le Christ Jésus. En sa présence, ils agissent en sécurité et avec confiance, sachant que le Maître guide leurs pas, corrige doucement leurs erreurs et encourage leur progrès.
2. Des fausses excuses. Ceux qui ne marchent pas à côté du Christ trouvent toutes sortes d’excuses pour le condamner. Sans le Christ, des revendications surgissent, les excuses abondent et il est impossible d’avancer. Les Pharisiens épient le Christ non pas pour apprendre de lui, mais pour trouver un motif d’accusation. N’importe quelle excuse suffira pour l’incriminer, afin qu’eux justifient leur propre style de vie égocentrique. L’orgueil paralyse la foi et finit par condamner ou diffamer Dieu. Cette attitude vaine rend impossible une vraie relation avec Jésus.

3. Jésus défend les siens. Jésus protège et excuse ses disciples des fausses accusations de l’entourage. Le Christ est l’ami fidèle qui tient ferme contre vents et marées. Le Christ n’a pas peur d’employer son autorité pour aider ses disciples, même dans un débat aussi matériel que d’arracher quelques gerbes de blé. C’est ce même Christ qui marche à mes côtés dans ma propre existence. Est-ce que j’y pense ? Est-ce que je recherche activement cette amitié douce et chaleureuse ?
Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, je suis touché de voir le rapport étroit que les disciples ont avec toi, comment tu les défends des fausses accusations et comment tu leur donnes la vraie liberté du cœur. Apprends-moi aussi, Seigneur, à trouver la liberté en me mettant en marche à tes côtés.
Résolution J’examinerai dans mon cœur ma relation personnelle avec le Christ, en évaluant surtout mon degré de sincerité.
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Isaac de l'Étoile (?-vers 1171), moine cistercien
1er Sermon pour le 2e dimanche de carême (trad. cf SC 207, p. 225s)
Frères, c'est le moment de sortir, chacun de nous pour sa part, du lieu de notre péché. Sortons de notre Babylone pour rencontrer Dieu notre Sauveur, comme nous en avertit le prophète : « Sois prêt, Israël, pour aller à la rencontre du Seigneur, car il vient » (Am 4,12). Sortons de l'abîme de notre péché et acceptons de partir vers le Seigneur qui a assumé « une chair semblable à celle du péché » (Rm 8,3). Sortons de la volonté du péché et partons faire pénitence de nos péchés. Alors nous trouverons le Christ : lui-même a expié le péché qu'il n'avait absolument pas commis. Alors, celui qui sauve les pénitents nous accordera le salut...: « Il fait miséricorde à ceux qui se convertissent » (Si 12,3 Vulg).
Vous allez me dire : ... « Qui donc par lui-même peut sortir du péché ? » Oui, en vérité, le plus grand péché c'est l'amour du péché, le désir de pécher. Sors donc de ce désir..., hais le péché et te voilà sorti du péché. Si tu hais le péché, tu as rencontré le Christ là où il se trouve. A ceux qui haïssent le péché..., le Christ pardonne la faute en attendant d'ôter à la racine nos habitudes mauvaises.
Mais vous dites que même cela est beaucoup pour vous et que sans la grâce de Dieu il est impossible à l'homme de haïr son péché, de désirer la justice et de vouloir se repentir : « Que le Seigneur soit loué pour ses miséricordes, pour ses merveilles pour les fils des hommes ! » (Ps 106,8)... Seigneur, sauve-moi de la lâcheté d'esprit et de la tempête... Ô Seigneur à la main puissante, Jésus tout-puissant, tu as libéré ma raison du démon de l'ignorance et arraché ma volonté malade de la peste de ses convoitises, libère maintenant ma capacité d'agir afin qu'avec tes saints anges..., je puisse moi aussi « accomplir ta parole, attentif à tout ce que tu dis » (Ps 102,20).


