Charles Journet :entretiens sur Marie

Bienvenue dans réflexion chrétienne
| < |
voila j'éxplique pour ceux qui m'ont demandé qui est Jean-Michel Cravanzola et sa communauté
| Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants. |
L'association Jean-Michel et son équipe a été fondé en Suisse en 1975 par Jean-Michel Cravanzola. Ce mouvement est décrié par certains qui le considèrent comme une secte. Elle s'est arrêtée en 1992.
Sommaire[masquer] |
Présentation [modifier]
Cravanzola affirme avoir fondé cette association d'inspiration chrétienne évangélique sous l'impulsion de l'Esprit-Saint. Son but serait, selon ses statuts, « d'aider les jeunes qui ont des difficultés personnelles ou sociales [par exemple toxicomanes, marginaux, filles mères...] dans l'esprit de les amener à une foi chrétienne et, ainsi, de provoquer une transformation profonde de leur personnalité et de leur vie ». Ces personnes en détresse sont accueillies dans des résidences vaudoises, avec l'appobation de médecins et de juges qui parfois leur confient des drogués.
Suite à d'importants démêlés judiciaires, l'association est transformée en 1979 en une autre baptisée L'île de la foi, laquelle se veut défendre l'institution familiale.
Organisation [modifier]
Exerçant une activité reconnue comme étant lucrative, l'association "Jean-Michel et son équipe" est inscrite au registre du commerce du district de Moudon (Suisse). Jean-Michel Cravanzola en est le président.
En 1980, environ 215 personnes sont répartis dans trois communautés appartenant à l'association (une en France et deux en Suisse : à Vugelles-La Mothe et à Hermenches où résident respectivement environ 50 adultes et 25 enfants, et environ 60 adultes et 40 enfants). Différentes équipes formées avec ces membres prennent chacune en charge une activité de l'association[1]. Le mouvement a compté en tout jusqu'à 300 membres dispersés en Europe et aux États-Unis.
La nouvelle association qu'il fonde en 1980 est une SA spécialisée dans les bijoux et l'électroménager.
Pratiques [modifier]
Le fondateur demande à ses fidèles une intense évangélisation qui s'effectue principalement par le porte à porte. Cette pratique vise tout particulièrement à propager les ouvrages de Cravanzola dont la vente permet une rentrée substentielle d'argent. Les fidèles s'occupent de différentes tâches au sein du groupe : administration, imprimerie des publications du fondateur, évangélisation, entretien des locaux, travaux ménagers et éducation des enfants du groupe.
Il est conseillé de prier très régulièrement et surtout de donner de l'argent, car selon le fondateur les dons permettent de s'attirer la bénédiction de Dieu et d'obtenir ainsi bonheur et réussite.
Controverses et polémique [modifier]
Des associations anti-sectes ainsi que d'anciens membres affirment que ce mouvement constitue une secte[2].
Des témoignages mettent en évidence dans ce groupe :
- un culte de la personnalité du fondateur, qui exerce une forte emprise sur les fidèles (il peut décider du choix des conjoints ou des grossesses) ; d'ailleurs, celui-ci se présente comme étant guérisseur et prophète ;
- un mode de vie très contraignant : intégralité du temps consacré aux activités du groupe, avec une réduction du temps de sommeil et une alimentation insuffisante ;
- des guérisons 'miraculeuses' par la foi, dangereuses pour la santé ;
- une coupure avec le monde extérieur : le groupe exige une vie communautaire avec rupture des liens sociaux, familiaux et amicaux, et interdit de regarder la télévision, d'écouter la radio ou de lire la presse ;
- une pression constante pour obtenir de l'argent, qui va jusqu'à la donation de tous les biens.
Au cours d'un procès très médiatisé en 1979, Jean-Michel Cravanzola est condamné pour « escroquerie à la charité » par le tribunal de Lausanne, ce qui provoque sa fuite.

Charles Journet
Entretiens sur Marie
Sr Cyrille, o.s.b.
Éd. Parole et Silence, 2001. - (14x21), 120 p., 12,04 €.
Esprit & Vie n°74 / janvier 2003 - 2e quinzaine, p. 31-32.
Les éditions Parole et Silence présentent ici deux retraites prêchées par Charles JOURNET (1891-1975), théologien catholique suisse, devenu cardinal en 1965. Il fut un théologien thomiste rigoureux et un mystique (attiré par la Chartreuse - il a demandé que son corps repose dans le cimetière cartusien de La Valsainte - lecteur de Catherine de Sienne) ; il est surtout connu pour son œuvre ecclésiologique monumentale : L'Église du Verbe Incarné.
La première retraite publiée dans ce volume est la dernière que le cardinal JOURNET ait prêchée, « La Vierge Marie et l'Église » (1974), aux prêtres du diocèse de Lausanne, six mois avant sa mort, à quatre-vingt-quatre ans. Présentant ces textes, Mgr MAMIE « souhaite […] que ceux et celles qui [les] liront […] y reconnaissent la profession de foi et le testament théologique d'un grand ami de Dieu » (p. 12). Ch. JOURNET contemple d'abord le mystère de la Vierge Marie dans l'Église ; puis, dans un deuxième temps, il invite ses auditeurs à approfondir la place de Marie dans leur vie de prêtres.
La Vierge Marie au cœur de l'Église
La Vierge doit toujours être mise en rapport avec le mystère de l'Incarnation, JOURNET emploie la belle image des ondes produites par une pierre dans l'eau. « Ce premier cercle concentrique, c'est la Vierge Marie par rapport à l'Incarnation. Et les ondes vont continuer jusqu'à la fin des temps, et ce sera l'Église » (p. 13).
Après avoir contemplé le mystère de la maternité divine et celui de l'Immaculée Conception, il s'attache à définir le rapport de la mariologie et de l'ecclésiologie. À la jointure entre les deux testaments, « La Vierge Marie représente […] toute la sainteté de l'Ancien Testament et toute la sainteté qui va se déployer dans le Nouveau Testament. » ; au temps de la présence du Christ, « l'Église est tout entière condensée dans la Vierge Marie » (p. 33). Le cardinal invite à « contempler les mystères de l'Évangile avec les yeux de la Vierge » (p. 34) afin d'apprendre comment devenir l'Église telle qu'elle sera accomplie à la fin des temps. « Plus l'Église ressemble à la Vierge, plus elle devient Épouse. Plus elle devient Épouse, plus elle ressemble à l'Époux. Plus elle ressemble à l'Époux, plus elle ressemble à Dieu ; car ces instances superposées entre l'Église et Dieu ne sont que des transparences dans lesquelles se réfléchit l'unique splendeur de Dieu (nous retrouvons là une citation de L'Église du Verbe incarné, t. 1er, p. 433).
La Vierge Marie dans la vie chrétienne et la vie du prêtre
Prêchant une retraite sacerdotale, Ch. JOURNET situe la relation à Marie dans la spiritualité, le ministère intercesseur et pastoral des prêtres. Glanons quelques expressions révélatrices de l'attitude intérieure du prédicateur : « La Vierge Marie est restée, et restera toujours, une joie dans notre vie de prêtre » (p. 37). « Elle nous fait retrouver l'attitude de mendicité intérieure et de l'enfance du cœur » (p. 38). « C'est par elle que Dieu s'est fait homme […]. Et elle n'est pas seulement pour nous l'instrument de l'incarnation. Elle est celle dont l'abandon personnel à Dieu, l'amour pour Dieu, la disponibilité à tout ce que Dieu voulut d'elle, l'humilité, furent tels que Dieu put naître d'elle » (p. 51).
À la suite de cet ultime message du cardinal, on trouve des extraits d'une retraite prêchée par l'abbé JOURNET à Ecogia (Genève), du 12 au 25 juillet 1951. Le titre de Méditations sur la Vierge Marie convient particulièrement puisque la Vierge Marie y est suivie dans tous ses mystères joyeux, douloureux et glorieux, l'axe restant toujours l'Incarnation.
Il ne peut être question, ici, de suivre de manière détaillée la méditation de Ch. JOURNET ; on se permettra de s'arrêter à un point non négligeable dans l'aventure spirituelle, ce que l'abbé JOURNET appelle « la dialectique séparante de l'Incarnation ». Pour suivre le Verbe fait chair, tout chrétien, comme Marie, doit passer par un arrachement. « Le Verbe fait chair […] descend vers moi, non pour me laisser où je suis, mais pour me tirer vers quelque chose d'autre. Dès que j'ai commencé à l'aimer, il tire sur la différence qu'il y a entre son humanité et sa divinité, et m'arrache pour me conduire jusqu'à sa divinité » (p. 80).
Peut-on se permettre quelques réserves quand l'auteur est aussi éminent que Ch. JOURNET ? Sur le fond : nous trouvons p. 24, « Au moment de l'Incarnation, je suis persuadé que la Vierge Marie prend conscience de son Immaculée Conception ». Il est toujours délicat d'affirmer ce qui habite la conscience d'autrui. Et qui peut approcher le mystère d'une conscience ignorant le péché ? Mais la sainteté ne serait-ce pas quand l'attention à Dieu occupe le champ de la conscience au point de ne plus se voir soi-même ? Et Marie n'aurait-elle pas eu, à un degré inconcevable aux pauvres pécheurs que nous sommes, de la sainteté de Dieu ?
À la page suivante, nous lisons que la virginité ante partum, in partum et post partum, nous serait connue par une confidence de Marie. On peut tout imaginer, évidemment, mais on permettra à une femme de dire qu'elle ne parvient pas à imaginer Marie parlant de cette réalité… et il est heureux que l'Évangile n'en dise rien ! La citation de saint AUGUSTIN, rapportée p. 26, situe la question au bon niveau, celui de la divinité du Christ.
Quant à la forme, on peut être étonné des répétitions textuelles de 1951 à 1974… Il s'est passé tant de choses dans la vie de l'Église entre ces deux dates, le cardinal fait bien mention du concile Vatican II et du chapitre sur la Vierge Marie de Lumen Gentium, le fond de sa méditation ne semble pas avoir été atteint. Sans doute sa personnalité spirituelle était-elle formée depuis longtemps ; mais l'Église était entrée dans la tourmente en 1974 et les prêtres souffraient…
Réagir à ce texte...
le tailleur de pierre

/http%3A%2F%2Fpinky-koala-and-smokee.my.tripper-tips.com%2Fimages%2Fphotos%2F700%2F%2F6%2F16%2F10716.jpg)