Sur les pas de Francois de Sales+une Basilique de lumiere

Publié le par @robase




Réflexion chrétienne
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Notre Père en latin : 

PATER NOSTER, qui es in coelis, sanctificetur nomem tuum. Adveniat regnum tuum. Fiat voluntas tua sicut in coelo et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie. Et dimitte nobis debita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem: sed libera nos a malo. Amen.

Je vous salue Marie en latin :

AVE MARIA gratia plena; Dominus tecum; benedicta tu in mulieribus et benedictus fructus ventris tui, Jesus. Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostræ. Amen.

Gloire au Père en latin :

GLORIA PATRI et Filio et Spiritui Sancto. Sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in sæcula sæculorum. Amen.

   

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Saint François de Sales

Evêque de Genève, Docteur de l'Eglise

1567-1622

Fête le 24 janvier




Saint François de Sales
 
Evêque de Genève (+ 1622)
Fils d'une noble famille savoyarde restée catholique en pays calviniste, il était destiné à un brillante carrière juridique. Son père l'envoie étudier à Paris. Mais il y découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le désespoir le submerge jusqu'au jour où il découvre le "souvenez-vous", la prière mariale attribuée à saint Bernard. Il retrouve la paix et ce sera l'un des grands messages de sa vie quand il pacifiera sainte Jeanne de Chantal, puis quand il écrira son "Introduction à la vie dévote".
Prêtre, puis évêque de Genève, il réside à Annecy, car Genève est la "Rome" des calvinistes. Il fréquente les plus grands esprits catholiques de l'époque, soutient la réforme des carmels de sainte Thérèse d'Avila, la fondation de l'Oratoire français par
Pierre de Bérulle (1611) - l'Oratoire avait été fondé à Rome en 1564 par saint Philippe Néri.
Lui-même fonde l'Ordre des Visitandines pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son "introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque baptisé. Il y rappelle que tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement son devoir d'état, en lequel s'exprime la volonté de Dieu. Il est le patron des journalistes car il écrivit de nombreuses feuilles imprimées qui sont des "gazettes" pour s'adresser aux calvinistes qu'il ne peut rencontrer.
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Le diocèse d'Annecy dans l'histoire: un passé empreint de Dieu: les hommes qui ont compté.
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François de Sales, patron du diocèse d’Annecy et des journalistes à Annecy
François de Sales s’épuisera une bonne partie de sa vie au service de Dieu et des hommes. Ordonné à 35 ans, il ne s’épargnera rien pour annoncer l’évangile : ni visites dans son diocèse, ni catéchèses des petits enfants, ni visites aux condamnés, ni voyages apostoliques... C'est l'époque où l'Église romaine, face au protestantisme et à la doctrine de la prédestination, reprend courage et se lance dans le grand mouvement de la Contre-Réforme.
Il entreprend d'écrire des lettres personnelles aux gens qu'il ne peut atteindre. Puis il fait appel à l'imprimerie pour éditer des textes qu'il placarde dans les endroits publics et distribue sous les portes. Ces publications périodiques imprimées sont considérées comme le premier " journal " catholique du monde, et c’est pourquoi François de Sales est le patron des journalistes. Furent ainsi publiés les "Méditations", les "Épîtres à Messieurs de Thonon", et les "Controverses". Et pour toucher les illettrés, il se met à prêcher sur les places, au milieu des marchés...
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François de Sales en quelques images (diocèse d'Annecy)
 
 
 
 
 

LA BASILIQUE SAINTE-MADELEINE DE VEZELAY,
UN CHEMIN DE LUMIERE

 

Basilique de Vézelay

Basilique de Vézelay 

 

On a dit que le matériau principal de l'église de Vézelay était la lumière. L'architecture, en contenant l'espace, maîtrise la lumière. Mais plus encore, elle la met au service d'un projet, elle la soumet à la volonté de faire de ce sanctuaire comme l'archétype de toute église de pèlerinage.
Quiconque entre dans l'église de Vézelay y expérimente en effet un passage physique et spirituel de l'ombre à la lumière: pour le croyant, ce n'est rien d'autre qu'une démarche de conversion, un renouvellement de son baptême, l'essence même de toute démarche de pèlerin. À Vézelay, par tout son être et d'abord par son corps, le pèlerin achève ainsi sa route - achèvement qui donne plénitude de sens - par un ultime parcours à travers les trois parties de l'édifice.

 

La lumière de l'architecture

Par le plan de l'édifice et par son élévation, les bâtisseurs de Vézelay ont en quelque sorte capturé la lumière. Ils l'ont répartie dans l'espace, dans les différents espaces de l'édifice.

D'une ampleur exceptionnelle à Vézelay, le narthex est une sorte d'avant-nef qui sert de lieu de transition entre le monde extérieur et le sanctuaire proprement dit, dont il fait cependant déjà liturgiquement partie.

Là, les bâtisseurs n'ont laissé rentrer que fort peu de lumière: les grandes baies étroites de la façade sont un ajout de l'époque gothique, et seul un éclairage indirect, par les bas-côtés et les tribunes qui les surmontent, dispense une lumière douce et mesurée. En l'absence de soleil, on peut même souvent évoquer la pénombre.

Confiné dans cet espace clos, le visiteur ou le pèlerin se tourne bien sûr vers le grand portail: lorsque celui-ci s'ouvre, on ressent un véritable appel vers la lumière, vers plus de lumière.

La longue nef romane éclate d'un blond chaleureux qui joue de la diversité de ses pierres, directement éclairées par les fenêtres hautes. Et la massive puissance de son architecture, de ses piles et de ses arcs rythme un authentique chemin de lumière.

Les lignes horizontales du délicat décor sculpté, savamment limité et ordonné, participent à cette forte dynamique qui attire irrésistiblement. Nul ne résiste à cette mise en route, à cette mise en marche pour l'ultime étape du pèlerinage.

 
 

Au terme du chemin, au bout de la nef, tout change: aux horizontales du vaisseau roman succèdent les élégantes verticales de l'architecture gothique du chœur tout de blancheur.

Et l'on est là comme enveloppé dans un épanouissement de la lumière. La technique gothique allège les murs: on peut y ouvrir de très vastes fenêtres, derrière lesquelles la lumière va rebondir de colonne en colonne, se diffuser de chapelle en chapelle, et caresser une pierre plus blanche, qu'avec difficulté on est allé chercher loin, tant on désirait créer ici, au plus saint du sanctuaire, une véritable assomption de lumière.

Pour le croyant, en fait tout commence ici, dans la lumière de la vie nouvelle offerte largement par l'eucharistie célébrée sur l'autel.

La lumière de la sculpture
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La sculpture participe aussi à cette dynamique du passage de l'ombre à la lumière, qui est à Vézelay comme un appel à la conversion.
C'est ainsi que la lecture de plusieurs chapiteaux doit prendre en compte, pour trouver tout son sens, la manière dont le sculpteur a placé ses figures par rapport à la lumière. Par exemple, dans l'histoire de saint Eustache (ou saint Hubert), et dans le célèbre chapiteau du Moulin mystique.

Le premier représente, d'après le récit de la Légende dorée, la conversion du noble chasseur. Dieu vient le chercher en plein cœur de son passe-temps favori: les bois d'un cerf s'illuminent d'une croix de feu - une croix de lumière - tandis que le chien tombe en arrêt et que le cheval se cabre. Scène pleine de vie et d'action, structurée par l'axe de la laisse du chien, axe de passage entre la zone d'ombre du chapiteau, celle où se tient le cavalier, et la zone sans cesse éclairée par une fenêtre latérale, celle où apparaît le cerf. Concrètement, la conversion est bien ici passage de l'ombre à la lumière, d'un monde à un autre. (localiser ce chapiteau sur le plan)

 
  Deux mondes aussi se rencontrent dans la scène du Moulin mystique, scène décrite par Suger qui la fit représenter sur un vitrail de Saint-Denis. À gauche, le personnage versant du grain dans le moulin, c'est Moïse, figure de l'Ancien Testament; celui de droite, c'est saint Paul, représentant du Nouveau Testament. L'un est dans l'ombre, l'autre dans la lumière. Mais surtout, c'est la roue du moulin, cette forme parfaite qui lui apporte le mouvement, qui est en pleine lumière: le sculpteur l'a légèrement désaxée pour qu'elle soit toujours frappée par la lumière du sud; et le moulin, ici, c'est le Christ, lumière du monde, venu tirer la substance de la Loi ancienne pour la renouveler dans le message des Évangiles. (localiser ce chapiteau sur le plan)

La lumière de l'Église

On a dit que l'église de Vézelay, dans sa blondeur qu'aimait et soulignait Paul Claudel, était figure de l'Église; qu'ici plus qu'ailleurs, l'église de pierre était l'image de l'Église universelle. N'est-ce pas ce que saint Augustin disait de Marie-Madeleine elle-même? On comprend mieux alors l'absence dans l'église médiévale de Vézelay de toute représentation de la sainte femme, puisque c'est l'édifice tout entier qui en devient l'image, dans l'épanouissement d'une lumière qui, chaque matin, manifeste à nouveau la Résurrection. La Résurrection du Christ, d'abord, événement fondateur dont le premier témoin, privilège insigne, est, justement, Marie-Madeleine. Et tout le discours du grand tympan, force de l'Esprit donnée aux hommes pour les mettre en route dans leur marche vers Dieu, par l'Église, n'est rien d'autre que l'appel à entrer dans cette lumière, dans la gloire et dans la paix.

 
 

Une église cosmique

Église de lumière, la Madeleine de Vézelay ne se contente pas de jouer de la lumière à l'intérieur de ses murs. Temple parmi les temples, elle s'inscrit au cœur de l'univers comme pour mieux le rassembler en elle, le résumer, le sanctifier. C'est ce que disent les représentations de l'universalité spatiale (les peuples du monde) et temporelle (le calendrier) du grand tympan. Mais c'est ce que manifeste aussi l'extraordinaire et admirable inscription de l'édifice dans le cycle cosmique du soleil.
Lorsque les moines bâtisseurs en conçurent la disposition et l'élévation, ils parvinrent à placer les ouvertures de telle manière que la lumière qui y passe s'inscrive en taches régulières sur les murs et le sol de la nef. Ainsi le chemin de lumière de la nef est-il magnifiquement inscrit au sol, dans l'axe central, par neuf taches de lumières parfaitement alignées à l'heure du midi solaire, au solstice d'été (21 juin); le 21 décembre, au solstice d'hiver, ce sont les chapiteaux supérieurs du mur nord de la nef que la lumière solaire de midi vient frapper, avec une régularité parfaite.

Lumière cosmique, lumière universelle, lumière de vie et de foi, lumière qui se fait prière et transcende la beauté; émouvante et si riche lumière de Vézelay.

" Mais qu'est cette froide image, que sont ces débris sacrés par la sainte abandonnés ici avec la poussière de ses sandales, quand nous n'aurons eu qu'à pousser cette lourde porte pour nous trouver au milieu même et à l'intérieur de la Madeleine, pour nous pénétrer autour de nous de cette âme lumineuse et respirable, de cette couleur blonde? [...]
" Le Maître est là, et il t'appelle. Partout où est le Maître, comment la servante cesserait-elle d'être présente? J'en crois cette faible teinte rose qui se manifeste çà et là, comme la couleur d'une joue animée par la surprise et par l'amour. Aux douves recourbées pareilles aux couples d'un vaisseau, au membrage d'une forte châsse, qui soutiennent l'allée centrale, succède - et quelle blancheur éblouissante! - le chœur vertical dans les plis de son aube gothique. Nulle couleur que cette émanation d'une myrrhe spirituelle dans le silence intense de la
lumière. Et moi, je me tiens debout, et je regarde, et je prie au milieu de cet être blond!
"

Paul Claudel, 1948

 
 
 
 

Merci a Jacques et a Nana pour vos beaux commentaires que Dieu vous bénissent richement et aussi aux autres visiteurs de mon modeste blog bisous a tous Bouton d'or alias Jojo alias ancilla
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P
c'est pour moi ce coeur en pétales de rose?
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J
Ma chère nana ,( salut Pompon ) <br /> Je suis touché par tout ce que te fait ressentir mes commentaires , et grandir ta Foi <br /> Mais cette beauté des cathedrales , non seulement esthetique qui est ravissement pour les yeux , mais egalement celle qui élève nos coeurs vers la Transcendance divine , nourrissant en nous la "Crainte " de Dieu , et non la peur de ce dernier ( Dieu nest pas le Dieu Jupiter des Grecs ,mais un Dieu d Amour infini ), cette Beauté nouvelle que je decouvre dans ces monuments colossaux qui dressent leurs clocher et leurs flèches en fendant les nuages épaix étalés entre nous et le Ciel , comme pour épaissir davantage le Mystère Celeste ( car Dieu est Mystère ), cette illumination festive de nos cathedrales , nous la devons aussi et surtout a bouton dor qui m a appris à aimer et à decouvrir la Bible depuis 2002 ( a cette epoque je n avais jamais ouvert une Bible , en bon catholique qui se respecte )<br /> Son site est magnifique ( son blog ) et grace a elle qui sait denicher les bons themes et bons articles , je reactualise mes connaissances <br /> Jacques
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P
je vois,tues est un agent secret!tu as plusieurs pseudo lolllllllllllllll
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N
quelle belle description Jacques vous avez fait<br /> cela fait vraiment méditer comme si nous sommes sur place ,merci a vous!
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J
Merci Nana pour tes encouragements<br /> La Lumière , en particulier celle de la cathedrale du vezeley ( basilique ) est un theme biblique ( Nouveau Testament ) <br /> En effet il est dit a propos de Jesus ( et de nous memes ) :<br /> Je suis la lumière du Monde <br /> On retrouve ce theme egalement dans la Tradition de l eglise , notamment dans cimetieres qui scintillent de mille feux au mois de novembre , tout simplement pour rappeler aux visiteurs des "catacombes " que les bougies sont le temoignage du fils de l homme qui est "lumiere de la resurrection " <br /> Visiter une eglise nous force à lever les yeux vers les vitraux qui filtrent cette lumiere rappelant la dimension verticale de notre Foi <br /> Visiter un Musée n a pas le même impact que cet édifice sacré , car celui qui aime les belles peintures rentre chez lui ravi par ce qu il a pu contempler , jusqu à ce que le désespoir le replonge à nouveau dans sa Nausée existencielle, signifiant pour lui la condamnation eternelle <br /> mais celui qui revient de l eglise , repart ,le coeur inondé de joie , pas la joie ni le bonheur des hommes , tremblant d'émotion charnelle , mais celle que l Esprit Saint , et non la belle peinture , insuffle en nous, puisque nous avons reçu cette "grâce imméritée " venue du Ciel <br /> La "Magie" du peintre s oppose à la "Miséricorde" de Dieu <br /> La première éblouit les yeux mais assombrit le coeur <br /> La seconde anesthesie nos yeux de chair , condition necessaire pour guérir de notre cécité spirituelle , celle qui fût vécue par Mathieu " l incrédule " qui se vit reprocher par son "maître" le durcissement de son coeur, lorsqu apparaissant à celui ci ,il lui dit :<br /> " Parce que tu m'as vu , tu as crû .<br /> Heureux celui qui croit sans avoir vu " <br /> Jacques
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