histoire de la dévotion du Sacré Coeur+page de Lys+la croix

Publié le par @robase

Réflexion chrétienne




Chapelle virtuelle
Moment Sacré"



"Tu m'appelles, je ne te cherchais pas,
Et toi, patiemment, tu as su attendre.

Et pourtant, tout me parlait de toi.
Tu étais déjà là, dans la beauté d'une oeuvre d'art,
dans la beauté de la nature,
par la croix au cou de l'enfant baptisé, tu étais déjà là.

Tu n'as pas cessé de m'appeler.
J'ai écouté ta voix dans le silence.
Entends la mienne monter vers toi dans le bruit du monde.

Tu m'appelles pour me faire passer des ténèbres à la lumière.
Tu m'appelles pour m'offrir la joie d'être aimée,
d'être pardonnée pour te plaire."




Le Pater en Chant grégorien


 Verbe Fils de Dieu   



Petite histoire de la dévotion du Sacré Cœur

Le mot cœur dans la bible

Le mot cœur à toujours eu une grande importance dans la bible , il est le siège des sentiments et aussi la base de la conversion intérieure pour répondre à l’amour de Dieu
Il peut être dans la joie ,
Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l'allégresse, Psaume 16,9-10

Ou dans l’angoisse

Je suis comme de l'eau qui s'écoule, Et tous mes os se séparent ; Mon cœur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles. Psaume 22,15

Il est le lieu ou s’inscrit en profondeur la loi de Dieu

Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur.  Psaume 40, 9

Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Eternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Eternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Eternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché. Jérémie 31,33-34 (Texte lu à la Fête du Sacré-Cœur dans l'Office des Laudes du "Livre d'heures romain")

Il est le lieu de la conversion

Je leur donnerai un même cœur, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de leur corps le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu'ils suivent mes ordonnances, et qu'ils observent et pratiquent mes lois ; et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu.  Ezéchiel 11,19-20

Il est le lieu de notre relation d’amour avec le Christ

C'est pourquoi voici, je veux l'attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur. En ce jour-là, dit l'Eternel, tu m'appelleras : Mon mari ! et tu ne m'appelleras plus : Mon maître ! Je serai ton fiancé pour toujours ; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde ; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l'Eternel. Osée 2,16-18 & 21-22

Les débuts de l’église et au fil des siècles

Bien sur dans les débuts de l’Eglise on ne parlait pas du culte du Sacré Cœur , mais tout de même les croyants de l’époque se sont penchés sur les textes bibliques parlant du Cœur et notamment du Cœur Transpercé  Il y lièrent fortement la notion d’eau vivre , de source de vie Ainsi en est il de St Justin ( vers 100 – vers 165) ; de Saint Irénée (v.130-v.202), et de bien d’autres

Ce n’est qu’au moyen âge que la dévotion au Cœur Transpercé de Jésus fait son apparition chez certains Pères de l’Eglise ,  Elle se précisera tout au long des siècles suivants ou une foule de saints et de mystiques vécurent et développèrent cette dévotion . Ce n’est donc pas sur un terrain totalement vide que le Seigneur se manifeste à Sainte Marguerite Marie Alacocque

Marguerite Marie

Marguerite Marie prononce ses vœux religieux dans l’ordre de la Visitation , le 6 novembre 1672 Dieu l’a déjà préparé pour la mission qu’il veut lui confier à savoir répandre la dévotion au Sacré Cœur . Six mois après ses vœux , sa supérieure lui demande d’écrire tout ce qu’elle vit et reçoit dans la prière . C’est ainsi que nous avons encore aujourd’hui les extraordinaires rencontres d’amour de Jésus et de Marguerite Marie . Il serait trop long ici de raconter toute sa vie , mais pour qui serait intéressé , son autobiographie est vraiment tout ce qu’il faut savoir sur cette sœur et sur la dévotion au Sacré Coeur .

Le 27 décembre1672 elle a une « première grande révélation » des merveilles d’amour du Cœur du Christ . Marguerite Marie est appelée par le Seigneur : «  Disciple bien aimée de son Sacré Cœur »

« Une fois donc étant devant le saint Sacrement, me trouvant un peu plus de loisir, car les occupations que l'on me donnait ne m'en laissaient guère, me trouvant toute investie de cette divine présence, mais si fortement que je m'oubliai de moi-même et du lieu où j'étais, je m'abandonnai à ce divin Esprit, livrant mon cœur à la force de son amour. Il me fit reposer longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son sacré Cœur qu'il m'avait toujours tenus cachés, jusqu'alors qu'il me l'ouvrit pour la première fois. Mais d'une manière si affective et sensible qu'il ne me laissa aucun lieu d'en douter, pour les effets que cette grâce produisit en moi, qui crains cependant toujours de me tromper en tout ce que je dis se passer en moi. Et voici comme il me semble la chose s'être passée :

Il me dit: "Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen et qu'il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires, nécessaires pour les retirer de l'abîme de perdition ; et je t'ai choisie comme un abîme d'indignité et d'ignorance pour l'accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi".

Après il me demanda mon cœur, lequel je le suppliai de prendre, ce qu'il fit et le mit dans le sien adorable, dans lequel il me le fit voir comme un petit atome qui se consumait dans cette ardente fournaise, d'où le retirant comme une flamme ardente en forme de cœur, il le remit dans le lieu où il l'avait pris, en me disant: "Voilà ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour, qui renferme dans ton côté une petite étincelle de ses plus vives flammes, pour te servir de cœur et te consumer jusqu'au dernier moment… […] Quoique j'aie refermé la plaie de ton côté, la douleur t'en restera pour toujours, et si jusqu'à présent tu n'as pris que le nom de mon esclave, je te donne celui de la disciple bien-aimée de mon sacré Cœur".»

Récit de la vision reçue en 1673, Vie écrite par elle-même, in Vie et Œuvres, Paris, Poussielgue, 1867, t.II, pp.325-326.

Un premier vendredi du moi en 1674, dans une « seconde grande révélation » Jésus se montre à Marguerite Marie comme «  éclatant de gloire avec ses 5 plaies brillantes comme des soleil »

 « Une fois entre les autres, que le Saint Sacrement était exposé, après m'être sentie retirée toute au-dedans de moi-même par un recueillement extraordinaire de tous mes sens et puissances, Jésus-Christ, mon doux maître, se présenta à moi tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine qui ressemblait (à) une fournaise ; et s'étant ouverte me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur, qui était la vive source de ces flammes. Ce fut alors qu'il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur (amour) et jusqu'à quel excès il l'avait porté d'aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances : "Ce qui m'est beaucoup plus sensible, me dit-il, que tout ce que j'ai souffert en ma passion ; d'autant que s'ils rendaient quelque retour d'amour, j'estimerais peu tout ce que j'ai fait pour eux et voudrais, s'il se pouvait, en faire davantage, mais ils n'ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien. Mais du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leur ingratitude autant que tu le pourras être capable. […] Premièrement, tu me recevras dans le Saint Sacrement autant que l'obéissance te le voudra permettre, quelques mortifications et humiliations qui t'en doivent arriver, lesquelles tu dois recevoir comme des gages de mon amour. Tu communieras de plus tous les premiers vendredis de chaque mois ; et toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives ; laquelle tristesse te réduira sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d'agonie plus rude à supporter que la mort. Pour m'accompagner dans cette humble prière que je présentai à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi, tant la face contre terre, (tant) pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l'amertume que je sentais de l'abandon de mes apôtres, qui m'obligea à leur reprocher qu'ils n'avaient pu veiller une heure avec moi, et pendant cette heure tu feras tout ce que je t'enseignerai. Mais écoute, ma fille, et ne crois pas légèrement à tout esprit et ne t'y fie pas car Satan enrage de te décevoir ; c'est pourquoi ne fais rien sans l'approbation de ceux qui te conduisent, afin qu'ayant l'autorité de l'obéissance, il ne puisse te tromper ; car il n'a pas de pouvoir sur les obéissants". »

Récit de la vision reçue en 1674, Vie écrite par elle-même, in Vie et Œuvres, op.

En fin en juin 1675 elle aura une dernière « grande révélation ‘ : «  voilà ce cœur qui a tant aimé le monde . »

 « Etant une fois devant le Saint Sacrement, un jour de son octave, je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour, et me sentis touchée du désir de quelque retour et de lui rendre amour pour amour. Et il me dit : "Tu ne peux m'en rendre un plus grand qu'en faisant ce que je t'ai déjà tant de fois demandé." Alors me découvrant son divin Cœur : "Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour. Mais ce qui m'est encore plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C'est pourquoi je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon divin Cœur en communiant ce jour-là et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur et qui procureront qu'il lui soit rendu". »

Récit de la vision reçue de juin 1675, Vie écrite par elle-même, in Vie et Œuvres, op. cit., t.II, p.355.

Il ne faudrait pas croire que Marguerite Marie n’est qu’un réceptacle de révélation ! non elle reçoit certes mais elle vit aussi tout ce qu’elle reçoit et elle va même l’enseigner au noviciat du monastère ou elle devient maîtresse des novices en 1685 .

Comment vit Marguerite Marie ? D’abord dans une grande obéissance à sa règle et à ses supérieures , ensuite dans une grande humilité devant le Seigneur certes mais également devant ses sœurs . Enfin elle obéit à tout ce que le Seigneur lui demande et qu’elle fait discerné par son père spirituel , le Père Claude La Colombière ( saint lui aussi) .

Elle apprend ainsi non seulement à regarder les plaies de Jésus de l’extérieur comme on peut regarder un tableau , mais vraiment à rentrer dedans, à s’y plonger selon ce qu’elle écrit elle même : « Voici mes résolutions, qui doivent durer toute ma vie, puisque mon Bien-Aimé les a dictées lui-même. Après l'avoir reçu dans mon cœur, il me dit : "Voici la plaie de mon côté pour y faire ta demeure actuelle et perpétuelle ; c'est là que tu pourras conserver la robe d'innocence dont j'ai revêtu ton âme, afin que tu vives désormais de la vie d'un Homme-Dieu ; vivre comme ne vivant plus, afin que je vive parfaitement en toi ; pensant à ton corps et à tout ce qui t'arrivera comme s'il n'était plus ; agissant comme n'agissant plus, mais moi seul en toi… »

Marguerite Marie s’unit ainsi par tous les moyens possibles à son époux crucifié pour Sa plus grande gloire et le salut des âmes  comme le montre son vœu de retraite fait à la veille de la Toussaint en 1686 .

Vœu fait la veille de la Toussaint de l'année 1686 pour me lier, consacrer et immoler plus étroitement, absolument et plus parfaitement au sacré Cœur de Notre‑Seigneur Jésus‑Christ.

Premièrement : O mon unique amour, je tâcherai de vous tenir soumis et de vous assujettir tout ce qui est en moi, en faisant ce que je croirai être le plus parfait ou le plus glorieux à votre Sacré-Cœur, auquel je promets de ne rien épargner de tout ce qui est en mon pouvoir, et ne rien refuser de faire et souffrir pour le faire connaître, aimer et glorifier.

2. Je ne négligerai ni n'omettrai aucun de mes exercices, ni observance de mes règles, sinon par charité ou vraie nécessité, ou par obéissance à laquelle je soumets toutes mes promesses.

3. Je tâcherai de me faire un plaisir de voir les autres dans l'élévation, bien traitées, animées et estimées, pensant que cela leur est dû et non à moi, qui dois être tout anéantie dans le sacré Cœur de Jésus‑Christ, faisant ma gloire de bien porter ma croix et d'y vivre pauvre, inconnue et méprisée ; ne désirant paraître que pour être humiliée, méprisée et contrariée, quelque répugnance que la nature orgueilleuse y puisse sentir.

4. Je veux souffrir en silence, sans me plaindre, quelque traite­ment que l'on me fasse ; n'éviter aucune souffrance ni peine, soit de corps ou d'esprit, soit d'humiliations, mépris ou contradictions.

5. Ne chercher ou ne me procurer aucune consolation, plaisir ni contentement, que celui de n'en point avoir dans la vie. Lorsque la Providence m'en présentera, je les prendrai simplement, non pour le plaisir auquel je renoncerai intérieurement, soit que la nature en rencontre en prenant ses nécessités, ou autrement, ne m'arrêtant point à penser si je me satisfais ou non, mais plutôt à aimer mon Sou­verain qui me donne ce plaisir.

6. Je ne me procurerai aucun soulagement que ceux que la nécessité me fera croire ne pouvoir faire autrement, je les demanderai dans la simplicité de nos constitutions. Ceci est pour m'affranchir de la peine continuelle que je sens de trop flatter et donner à mon corps, mon cruel ennemi.

7. Je laisserai l'entière liberté à la supérieure de disposer de moi, comme bon lui semblera, acceptant humblement et indifféremment les occupations que l'obéissance me donnera, malgré la répugnance effroyable que je sens à toutes les charges ; je tâcherai de n'y plus témoigner ma peine, non plus que celle que je sens d'aller au parloir, ou d'écrire des lettres, faisant tout cela comme si j'avais bien du plaisir.

8. Je m'abandonne totalement au sacré Cœur de Notre‑Seigneur Jésus‑Christ, pour me consoler ou m'affliger selon son bon plaisir, sans me plus vouloir mêler de moi‑même, me contentant d'adhérer à toutes ses saintes opérations et dispositions, me regardant comme sa victime qui doit toujours être dans un continuel acte d'immolation et de sacrifice, selon son bon plaisir, ne m'attachant à rien qu'à l'ai­mer et le contenter, en agissant et souffrant en silence.

 9. Je ne m'informerai jamais des fautes du prochain ; et lorsque je serai obligée d'en parler, je le ferai dans la charité du sacré Cœur de Notre‑Seigneur Jésus‑Christ, en me mettant dans la pensée si je serais bien aise que l'on me fît ou que l'on dît cela de moi, et lorsque je lui verrai commettre quelque faute, j'offrirai au Père éternel une vertu contraire du sacré Cœur pour la réparer.

10. Je regarderai tous ceux qui m'affligeront ou parleront mal de moi comme mes meilleurs amis, et tâcherai de leur rendre tous les services et tout le bien que je pourrai.

11. Je tâcherai de ne point parler de moi, ou fort courtement, et non jamais, s'il se peut, pour me louer ou justifier.

12. Je ne chercherai l'amitié d'aucune créature que lorsque le sacré Cœur de Jésus m'y excitera pour la porter à son amour.

13. Je ferai une continuelle attention de conformer et soumettre en tout ma volonté à celle de mon Souverain.

14. Je ne m'arrêterai point volontairement à aucune pensée non seulement mauvaise, mais inutile. Je me regarderai comme une pauvre dans la maison de Dieu, qui doit être soumise à toutes, et à qui l'on fait et donne tout par charité. Je penserai que j'ai toujours trop.

Je ne ferai, tant que je le pourrai, ni plus ni moins, par le respect humain ou vaine complaisance des créatures.

15. Et comme j'ai demandé à Notre‑Seigneur de ne rien laisser paraître en moi de ses grâces extraordinaires, que ce qui m'attirera le plus de mépris, de confusions et d'humiliation devant les créatures, aussi tiendrai‑je à grand honneur quand tout ce que je dirai ou ferai sera méprisé, censuré ou blâmé ; tâchant de tout faire et souffrir pour l'amour et gloire du sacré Cœur de Notre‑Seigneur Jésus‑Christ et dans ses saintes intentions, auxquelles je m'unirai en tout.

16. Je ferai attention à rendre mes actions et paroles glorieuses à Dieu, édifiantes à mon prochain et salutaires à mon âme, en me rendant fidèlement constante à la pratique du bien que mon divin Maître me fait connaître qu'il désire de moi, n'y faisant point, si je peux, de fautes volontaires, et je ne m'en pardonnerai point sans m'en venger sur moi par quelques pénitences.

17. Je me rendrai attentive à n'accorder à la nature que ce que je ne pourrai pas légitimement lui refuser qu'en me rendant singulière, ce que je veux fuir en tout. Enfin je veux vivre sans choir, ne tenir à rien, disant en tout événement : Fiat voluntas tua.

Dans la multitude de toutes ces choses, je me suis sentie saisie d'une si grande crainte d'y manquer, que je n'avais pas le courage de m'y engager, si je n'avais été fortifiée et rassurée par ces paroles qui me furent dites dans le plus intime de mon cœur : "Que crains‑tu, puisque j'ai répondu pour toi et me suis rendu ta caution ? L'unité de mon pur amour te tiendra lieu d'attention dans la multiplicité de toutes ces choses ; je te promets qu'il réparera les fautes que tu y pourrais commettre et s'en vengera lui‑même sur toi."

Ces paroles imprimèrent en moi une si grande confiance et assurance que cela serait, que, nonobstant ma grande fragilité, je ne crains plus rien, ayant mis ma confiance en celui qui peut tout et duquel j'espère tout, et rien de moi. »

Vœu de perfection de Marguerite-Marie, Vie et Œuvres, op. cit., t. I, pp.248 à 252. 

Depuis Marguerite Marie

Depuis Marguerite Marie beaucoup d’âmes religieuses ont répandu et vécu cette dévotion au Sacré Cœur . certaines de ces âmes furent aussi favoriser de paroles ou même de vision du Seigneur : Sœur Marie de Saint Pierre , Sœur Marie Marthe Chambon .. pour ne citer qu’elles !

Il est trop long ici de chercher à toutes les nommer et à décrire ce qu’elles ont vécu mais je ne saurait trop conseiller à ceux qui veulent aller plus loin dans cette recherche de prendre le temps de lire et de méditer la vie des saints , nous avons tant à apprendre d’eux ! Ils ont tant à nous enseigner !

Ce qu’il est par contre important de souligner ici, c’est la bonne manière de vivre cette dévotion , car elle nous engage et va beaucoup plus loin que la récitation pure et simple de prière ou de litanie !

Ce que Jésus attend de nous c’est la conversion de notre cœur à son amour !

la page de mon amie lys de Saron

"Ainsi dit l'Eternel :
Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme."

Jérémie 17 / 5


undefined

Je préfère être seul(e) sur ce quai de gare,
Pour suivre Tes pas, Yeshoua !
J'ai trop longtemps erré,
Mon entêtement m'a fait tombé !
Ma rebellion,
Je l'ai payé ...
Je voulais faire tout de moi-même,
Oubliant l'Etre suprême !
Je t'ai trouvé, seule dans ma prison,
Dans ce gouffre profond,
Où la mort m'était préférable à la vie,
Mais T'en a pas voulu ainsi !
Tu m'as parlé avec douceur,
Prenant mon coeur,
Un coeur blessé, rejeté, abandonné.
Je pourrai jamais t'oublié !
Près de Toi, je veux demeurer,
Tu m'as tant aimé.
Et toi qui lis ces lignes,
Viens à Celui,
Qui m'a guérit.
Il l'a fait pour moi, 
Il fera pour toi.
Ne dis pas que tu ne mérites pas,
Car D.ieu t'aime autant que moi.
Il ne fait pas de différence,
Et jamais n'offense.
Il te prend dans Sa main,
Comme un petit oiseau qui a besoin d'un calin !
Il guérira tes petites ailes,
Trop faibles pour voler dans le ciel !
Il te cajolera comme un père si doux,
Qui prend son enfant sur ses genoux.
Je sais, tu as été abandonné,
Mais Yeshoua Hamachia,
Jésus le Messie est là !
Tu seras plus jamais seul(e),
Ni délaissé, ni aveugle !
Il ouvre tes yeux, et te parle :
"Confie toi en Moi, Ton Roi !
Ne mets pas ta confiance en l'homme,
Ni en toi-même !
Je suis venu régler ton problème,
Sur la croix,
Puni à ta place,
Par amour et obéissance !
Je t'aime et enlève ta souffrance.
Viens près de Mon coeur,
Je suis la source du bonheur."

©Lysdesaron

Ecoute ce que D.ieu te dit :

"C'est pourquoi ainsi parle l'Eternel :
Si tu te rattaches à moi, Je te répondrai,
et tu te tiendras devant Moi ;
Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme Ma bouche,
C'est à eux de revenir à toi,
Mais ce n'est pas à toi de retourner vers eux.
Je te rendrai pour ce peuple comme une forte muraille d'airin ;
Ils te feront la guerre, mais ils ne te vaincront pas ;
Car Je serai avec toi pour te sauver et te délivrer.
Dit l'Eternel.
Je te délivrerai de la main des méchants,
Je te sauverai de la main des violents."

Jérémie 15 / 19 à 21

undefined

Lys de Saron

Icône Vierge de Hodigitria (petite)  Icône religieuse sur bois, copie d'une ancienne peinture Byzantine.
Les fonds dorés sont en feuille d'or patiné selon la Tradition Byzantine.
Fabriquée en Grèce.
Dimensions : 10,5 x 13,5 cm.


 

Dans l'iconographie de la Mère de Dieu, l'image de l'Hodiguitria occupe une place privilégiée. Elle a été et demeure l'image préférée du monde occidental.

Le pape ROME, Dimanche 10 février 2008 (ZENIT.org) - Le carême est un appel à lutter contre le mal, en empoignant comme arme la croix du Christ qui a vaincu la haine par l'amour, a expliqué Benoît XVI ce dimanche avant la prière de l'Angélus.

« Entrer dans le carême », a déclaré le pape, « signifie entrer dans un temps d'engagement particulier dans le combat spirituel qui nous oppose au mal présent dans le monde, en chacun de nous et autour de nous ».

Expliquant aux milliers de pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, le sens de cette période de préparation à la passion, mort et résurrection du Christ, le pape a expliqué que le carême « signifie regarder le mal en face et s'apprêter à lutter contre ses effets, surtout contre ses causes, jusqu'à la dernière cause, qui est satan ».
Entrer dans le carême, a-t-il ajouté, « signifie ne pas décharger le problème du mal sur les autres, sur la société ou sur Dieu, mais reconnaître et prendre consciemment ses responsabilités ».

Pour mener ce combat, le chrétien a reçu de son maître une arme : « la croix », a expliqué l'évêque de Rome.

La « croix », a-t-il dit « même si elle est lourde, n'est pas synonyme de malchance, de malheur à éviter à tout prix, mais d'opportunité pour se mettre à la suite de Jésus et prendre ainsi des forces pour lutter contre le péché et le mal ».

« Le chemin de la croix est en effet le seul qui conduise à la victoire de l'amour sur la haine, du partage sur l'égoïsme, de la paix sur la violence », a expliqué le pape.

« Vu de cette manière, le carême est vraiment une occasion d'important engagement ascétique et spirituel, fondé sur la grâce du Christ », a-t-il poursuivi.

Le pape a souligné le fait providentiel que le carême coïncide avec le 150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes dans la grotte de Massabielle, car le message central de Marie fut la conversion, la prière et la pénitence.

Le 11 février, l'Eglise célèbre également la Journée mondiale du malade.

« Je salue de tout cœur les pèlerins qui se rassembleront dans la Basilique Saint-Pierre, sous la conduite du cardinal Lozano Barragán, président du Conseil pontifical pour la santé, a dit le pape. Je ne pourrai malheureusement pas les rencontrer car j'entame ce soir les Exercices spirituels, mais dans le silence et dans le recueillement, je prierai pour eux et pour toutes les besoins de l'Eglise et du monde ».

« Je remercie d'ores et déjà sincèrement ceux qui voudront bien me porter dans leur prière », a-t-il conclu.
 
Transmis par Admin Actif Lundi 18 Février 2008

Icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours

L’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours est riche en histoire et en symbolique. Mondialement connue, cette icône cache de nombreux détails qui méritent qu’on s’y attarde.

Le sens de l’icône
  • La Vierge de la Passion

L’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours fait partie de la famille des icônes appelées « conductrices » à cause de la main allongée de Marie qui pointe vers le visage de Jésus.

L’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours représente le mystère de la Rédemptionet de l’intercession de Marie. Les anges portent les instruments de la Passion. Marie voit, dans cette révélation, la réalisation de la prophétie qu’un jour un glaive de douleur lui transpercera le cœur. Cette pensée explique une certaine tristesse dans le regard de Marie. C’est une Vierge de la Passion qui connaît la souffrance et peut compatir à la nôtre.

  • La vision de Jésus

Cette icône est l’image du Christ rédempteur dans les bras de sa Mère. Les yeux de Jésus regardent au loin comme pour voir quelque chose qui n’apparaît pas dans l’icône, c’est la vision de sa passion. Cette vision provoque un sursaut en Jésus, sursaut qui lui fait échapper sa sandale. Les instruments de la passion sont tenus précieusement par les anges comme des trophées, instruments de victoire, par lesquels le salut a été acquis.

Son histoire

De l’île de Crète à Rome

L’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours vient de l’île de Crète en Méditerranée où elle aurait été peinte sur bois après l’an 1400. Elle aurait été emportée à Rome vers 1490 par un marchand qui voulait la protéger des Turcs qui menaçaient l’île de Crète.

Sur son lit de mort, le marchand confia l’icône à un ami en lui demandant de faire placer l’image dans une église. L’épouse de cet ami trouva l’image si belle qu’elle voulut la garder chez elle. L’ami mourut lui aussi avant d’avoir accompli sa promesse.

Sa fille de six ans eut une apparition de la Sainte Vierge qui demandait que l’image soit déposée à l’église Saint-Mathieu à Rome dirigée par les moines augustins. Ce fut fait le 27 mars 1499. Des moines augustins irlandais, chassés d’Irlande par des persécutions, prirent la direction de l’église Saint-Mathieu en 1739 et héritèrent de l’icône.

L’église Saint-Mathieu fut détruite au cours de l’invasion de Rome par Napoléon en 1798, mais, heureusement, l’icône fut sauvée.

Ce qui restait de la communauté des Augustins irlandais s’installa en 1819 à l’église Sainte-Marie in Posterula près du Tibre, à Rome. Comme on y vénérait déjà Notre-Dame de Grâce, l’image de Notre-Dame du Perpétuel Secours fut placée dans un oratoire secondaire où elle tomba dans l’oubli, sauf pour un vieux frère augustin qui l’avait vue si souvent à l’église Saint-Mathieu. Il l’a montrée à un jeune servant de messe, Michel Marchi, avec qui il s’était lié d’amitié.

Chez les Rédemptoristes

En janvier 1855, les Rédemptoristes achètent une maison et le terrain de l’ancienne chapelle Saint-Mathieu pour y installer leur maison principale à Rome. Les premiers novices y entrent en décembre de la même année. Parmi ces novices, il y avait Michel Marchi.

En 1863, un père jésuite qui prêche une retraite à Rome demande où est passée l’image miraculeuse qui était dans l’ancienne église Saint-Mathieu. Des recherches sont entreprises. Le jeune Marchi, devenu rédemptoriste, rappelle qu’il a vu cette image au moment où il était jeune servant de messe chez les Augustins et qu’il savait où elle se trouvait.

En décembre 1865, le supérieur général des Rédemptoristes fait une demande au pape Pie IX pour que cette image revienne chez eux près du lieu où elle avait été déposée à l’origine. Le pape accepte. L’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours est donc concédée aux Rédemptoristes en 1866 avec la mission de « la faire connaître dans le monde entier ». Après des travaux de nettoyage, l’icône est installée solennellement dans la chapelle le 26 avril 1866 et les Rédemptoristes en sont devenus les grands propagandistes dans tout l’univers.

L’icône a fait l’objet d’une restauration majeure en 1990. Les changements de température et des vers menacent la peinture elle-même et le bois sur lequel elle est peinte. Les travaux sont confiés aux ateliers du Musée du Vatican. Au cours de ces travaux, on enlève les couronnes de Marie et de l’Enfant Jésus ajoutées en 1867 qui n’appartenaient pas au tableau original.

Les couleurs du tableau

Le fond or, fréquent dans l’art byzantin, indique la gloire et le ciel. Les traits dorés sur les habits sont destinés à accentuer les contours et les plis, procédé fréquent dans l’art byzantin.

La tunique du Christ est verte, la ceinture cramoisie et le manteau d’un brun vif. Le brun était la couleur portée par les Juifs au moment du « sacrifice pour le péché ».

La Vierge porte une tunique rouge, un voile d’un vert tendre, un large manteau d’un bleu foncé doublé d’une étoffe de couleur verte. Les anges sont habillés de vert et de violet.

Les inscriptions en grec de l’icône

L’icône porte des abréviations en grec.
Voici leur signification.

En haut, de chaque côté de la tête de Marie :

  • une première inscription représente un « M » et un « R » majuscules, en alphabet grec, pour le mot « Mater », qui signifie Mère ;

  • la seconde inscription comprend deux lettres, un « T » et un « U », en alphabet grec également, pour le mot « Théou », qui veut dire Dieu.

Marie est ainsi présentée comme Mère de Dieu.


Archange Michel

  • L’ange de gauche porte l’inscription : c’est l’Archange Michel, celui qui tient la lance et l’éponge.

Archange Gabriel

  • L’ange de droite porte l’inscription : c’est l’Archange Gabriel qui porte la croix et les clous.

Jésus Chris



 


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
l a pratique chretienne sur internet est tres édifiante et porteuse de richesse et denseignement <br /> Elle permet aussi de voir comment les hommes pensent et reflechissent , toujours avec des defaillances dans leur systeme de pensée<br /> Decidement aucun homme n est parfait <br /> Je le savais deja et ne m en émeux pas <br /> Jacques
Répondre
J
cette image de l hodiguitria est tres belle <br /> Mais moio je ne laime pas <br /> Ou plutôt, je trouve la tres sainte vierge trop belle <br /> De meme Je prefere la tendre vision de Jesus bébé dans la creche <br /> Je sais , ce nest pas tres orthodoxe de parler ainsi <br /> Mais Dieu pardonnera , j en suis certain , cette saute dhumeur qui est en moi <br /> Puisquil sait tres bien que ce sont mes sens qui simposent a moi , comme a tout homme , et non pas mon amour ni ma philantropie <br /> Sinon, je serais un pur esprit <br /> Jesus lui meme , n'a t'il pas pleuré ( signe d'emoition )?
Répondre