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Saint Maxime le Confesseur (vers 580-662), moine et théologien
Question 63 à Thalassius : PG 90, 667-670 (trad. Orval rev.)
La lampe sur le chandelier
La lampe placée sur le chandelier, dont parle l'Écriture, c'est notre Seigneur Jésus Christ, lumière véritable du Père qui éclaire tout homme venant au monde (Jn 1,9). Quant au chandelier, c'est la sainte Église. C'est sur sa prédication que repose la Parole lumineuse de Dieu, qui éclaire les hommes du monde entier comme les habitants de sa maison, et qui remplit tous les esprits de la connaissance de Dieu…
La Parole ne veut nullement demeurer sous le boisseau ; elle désire être mise bien en évidence, au sommet de l'Église. Dissimulée sous la lettre de la Loi comme sous le boisseau, la Parole aurait privé tous les hommes de la lumière éternelle. Elle n'aurait pas pu donner la contemplation spirituelle à ceux qui cherchent à se dégager de la séduction des sens, capables d'illusion et prompts à percevoir seulement les choses matérielles et passagères. Mais placée sur le chandelier qu'est l'Église, c'est-à-dire fondée sur le culte en esprit et en vérité (Jn 4,24), elle éclaire tous les hommes… Car la lettre, si elle n'est pas comprise selon l'esprit, n'a qu'une valeur matérielle et limitée ; à elle seule, elle ne permet pas à l'intelligence de saisir la portée de ce qui est écrit…
Ne plaçons donc pas sous le boisseau, par nos pensées et nos actions, la lampe allumée, c'est-à-dire la Parole de Dieu qui éclaire l'intelligence. Ne soyons pas coupables de dissimuler sous la lettre la force incompréhensible de la Sagesse divine. Plaçons la Parole plutôt sur le chandelier qu'est l'Église, au sommet de la vraie contemplation qui fait luire pour tous la lumière de la révélation divine.
Cet article a été publié le 31 janvier, 2008 à 1:04 et est catégorisé sous commentaires au Sainte Écriture. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil RSS 2.0. Vous pouvez
D'où vient cette puissance ?
La réponse à cette question nous est suggérée par une expression du livre de l'Apocalypse : « le sang de l'Agneau » (Apocalypse 7 : 14). Non pas le sang d'un guerrier, mais le sang de l'Agneau. En d'autres termes, ce qui, aux yeux de Dieu, confère une telle puissance au sang du Sauveur en faveur des hommes, c'est que celui qui l'a versé avait le caractère d'un agneau. Le titre d'Agneau, si souvent donné à Jésus dans les Ecritures, indique tout d'abord son oeuvre expiatoire pour nos péchés.
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L'Israélite coupable, qui voulait être justifié devant Dieu, devait égorger un agneau (parfois un bouc), dont le sang était ensuite répandu sur l'autel. Jésus est l'accomplissement divin de tous les sacrifices d'agneaux offerts par les hommes -l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1 : 29). Mais le titre d'agneau a une signification plus profonde encore : il décrit son caractère, doux et humble de coeur, ne résistant pas et soumettant constamment sa volonté à celle du Père (Jean 6 : 38), pour le salut des hommes. Tout autre que l'Agneau aurait protesté et résisté contre le traitement que les hommes lui infligèrent. Mais lui, par obéissance envers le Père et par amour pour nous,
n'en fit rien. Les hommes firent de lui ce qu'ils voulurent, mais, pour nous sauver, il céda jusqu'au bout. Injurié, Il ne rendit pas l'injure ; maltraité, Il ne proféra pas de menaces. Il n'a pas fait valoir ses droits, ni rendu les coups. Quelle différence avec nous ! Lorsque la volonté du Père et la méchanceté des hommes Lui montrèrent comme but le Calvaire, Il baissa humblement la tête, l'acceptant aussi. C'est déjà comme tel que l'annonce Esaïe : « Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie,
à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n'a point ouvert la bouche ». (Esaïe 53 : 7). La flagellation, la moquerie, les crachats, la barbe arrachée, la pénible marche au Calvaire, les clous, le côté percé, le sang répandu, rien de cela n'aurait eu lieu s'Il n'avait pas été l'Agneau -et tout cela pour payer le prix de mon péché ! C'est ainsi que Jésus n'est pas seulement l'Agneau, parce qu'Il mourut sur la Croix, mais Il mourut sur la Croix parce qu'Il était l'Agneau
bougie dont le titre est espoir