La Compassion de Dieu

Publié le par @robase



Réflexion chrétienne entres amis

 La compassion est cet esprit de charité qu'éveille la vue de la misère, ou du péché. Que d'occasions chaque jour : de pratiquer cette vertu céleste et qu'il en est besoin dans un monde si rempli de misère et de péché !


Il faut donc que, soit par la prière, soit par la pratique, le chrétien entretienne en lui ces sentiments de compassion qui sont un des plus beaux traits de sa ressemblance avec son Maître.

L'amour éternel cherche à se répandre pour sauver ceux qui périssent. Il demande des vaisseaux qu'il puisse remplir de cet amour divin et envoyer parmi ceux qui courent à leur mort, afin qu'ils vivent à jamais.


Il demande des coeurs qu'Il puisse remplir de tendres compassions, des coeurs qui soient heureux de faire connaître les compassions de Dieu, heureux de vivre uniquement pour sauver les pécheurs.



O mon frère, ma soeur, la compassion divine qui a eu pitié de toi, t'appelle, toi aussi qui as trouvé grâce, à laisser remplir ton coeur de son amour. Elle veut faire de toi aussi un témoin de l'amour de Dieu par les compassions que tu auras pour tous ceux dont tu es entouré.

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Que d'occasions tout à l'entour de nous d'exercer notre compassion !

Que de besoins matériels ! Les pauvres, les malades, les veuves, les orphelins, les âmes angoissées et découragées que rien ne console mieux qu'un coeur pitoyable.

Tous ceux-là vivent au milieu de chrétiens, et pourtant, à les entendre, ils trouvent souvent plus de sympathie à leurs maux chez les enfants du monde que chez les gens trop uniquement préoccupés de leur propre salut

O frères et soeurs, demandez à Dieu un coeur pitoyable, toujours prêt à être l'instrument de la compassion de Dieu.

C'est la tendre sympathie de Jésus qui lui attirait les foules sur la terre, et, encore à présent, c'est cette même tendre sympathie qui, plus que toute autre chose, amènera des âmes à vous et à votre Maître. .


Et que de misères spirituelles de tous côtés !

Ici, c'est un riche, pauvre des biens spirituels ; là, un jeune homme qui se perd, ou bien quelque ivrogne, quelque malheureux au désespoir. Peut-être aussi n'est-ce rien de tout cela ; ce sont seulement des mondains enlacés par les folies et les vanités du monde.

 

Que de fois on entend parler d'eux avec une froide indifférence, ou porter sur leur compte des jugements sévères. Il manque là un coeur pitoyable.

La compassion sait que sa place est auprès des plus profondes misères, et que c'est précisément là que Dieu la veut.

La compassion ne se décourage pas, ne se désespère pas, elle ne se laisse pas rebuter, car c'est l'amour dévoué de Christ qui l'inspire.


Le chrétien ne limite pas ses compassions à son propre petit cercle; son coeur est plus large, car son Maître lui a assigné pour champ de travail tout le monde païen.

Il cherche à se rendre compte des circonstances des païens, il porte leurs difficultés dans son coeur et contribue à les encourir; Qu’il soit près ou loin d'eux, qu'il soit lui-même témoin de leur dégradation ou qu’il en entende seulement parler, il se souvient qu'il vit uniquement pour accomplir la volonté de Dieu, en ayant pitié de ceux qui périssent et en cherchant à les sauver.



Comme Christ dans ses compassions ! Faisons de ces mots notre devise. Après avoir raconté la parabole du Samaritain qui, ému de pitié, secourut le pauvre blessé, le Seigneur ajoute : « Va, et fais de même ». (Luc 10 : 37). « Afin que vous fassiez comme je vous ai fait ». (Jean 13 : 15).

Nous qui devons tout à ses compassions, nous qui nous disons ses disciples, qui voulons suivre ses traces et porter son image, montrons aussi cette même compassion pour tous. Nous le pouvons, il vit en nous et son Esprit agit en nous.


Avec prière, avec une foi ferme, voyons dans l'exemple qu'il nous a donné, le gage de ce que nous pouvons être. Quelle joie pour Jésus quand il nous voit prêt non seulement à recevoir pour nous-même l'effet de sa compassion, mais aussi à la faire connaître à d'autres. Et pour nous, quelle joie inexprimable d'avoir un coeur comme celui de Christ, plein de compassion et de miséricorde.

O mon Dieu, ma vocation devient presque trop élevée. C'est donc jusque dans tes compassions et ton amour que je dois te suivre, que je dois t'imiter et reproduire ce que fut ta vie.



C'est par la compassion qui me portera à soulager toute misère physique et spirituelle, c'est par la douce et sympathique charité qui prouvera aux pécheurs mon désir de leur être en bénédiction, que le monde doit se former quelque idée de tes compassions à toi ! Miséricordieux Sauveur, pardonne-moi d'avoir si peu réalisé tout cela dans ma vie. Puissant Rédempteur, que ta compassion ne se borne pas à me sauver, mais qu'elle prenne si bien possession de moi, habitant si continuellement en moi, qu'elle devienne le souffle même et la joie de ma vie. Que la compassion que tu as eue de moi devienne en moi une source jaillissante de compassion pour les autres.



Seigneur Jésus ! je sais que tu ne peux m'accorder cette grâce qu'à la condition que je renonce à moi-même, à tout effort de ma part pour diriger et sanctifier ma vie, et que je te laisse, toi, Seigneur, vivre en moi et devenir ma vie.

O Dieu de miséricorde ! je m'abandonne à toi. Tu as droit à me posséder, toi seul. Rien de plus nécessaire et de plus précieux pour moi que tes compassions !

A.M..

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