Texte Libre

Profil

  • : @robase
  • chezbouton-d-or
  • : Femme
  • : 11/02/1956

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Rechercher

Recommander

Catégories

overblog

Jeudi 29 octobre 2009
   

EN CHEMIN VERS LA PRIÈRE




2. UN DIEU DE TENDRESSE

La prière de Jésus contient deux mouvements qui deviennent l’expression de notre foi et activent notre vie tout entière, si nous en prenons le chemin. Deux mouvements : l’élévation, c’est-à-dire l’adoration : " Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu ", et l’abaissement dans la prise de conscience de mon impuissance naturelle à me constituer maître de ma vie : "Aie pitié de moi pécheur. "

Notre temps refuse cette manière de penser et d’être. Pour beaucoup, le fait d’implorer la pitié de Dieu et surtout de se reconnaître pécheur amène à des comportements de culpabilité et rabaisse et humilie ceux qui s’installent dans une telle pratique. On a beaucoup reproché aux Églises de manipuler les chrétiens en les maintenant ainsi dans une dépendance qui les empêche de devenir adultes et de construire leur identité.

Quel homme, quel genre de vie peut forger la "Prière de Jésus " ? Pourquoi ces paroles : "Aie pitié de moi pécheur " ? Arrêtons-nous durant quelques instants et fermons nos yeux pour dire très lentement : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de mot pécheur, aie pitié de moi pécheur. " Quel écho ces paroles produisent-elles en moi ? Quelles sont mes réactions ?...

Laissons maintenant de côté ce que la prière a peut-être fait monter en nous comme révolte ou colère, sans pour cela refouler nos sentiments ; essayons de taire pour un moment nos idées préconçues ou nos connotations morales, afin de nous offrir la chance d’entrer dans l’expérience de chaque parole, ainsi que nous l’avons déjà tenté pour le premier mouvement de la prière. Pour ce faire, répétons avec le roi David les paroles du Psaume 51, et nous entrerons de plain-pied dans l’esprit de la Prière de Jésus : Aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta bonté, selon ta grande miséricorde efface mes transgressions, lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché.

Dans la Bible, implorer la pitié de Dieu, c’est implorer l’Être même de Dieu, cet Être que le Père Céleste a révélé à Moïse pour son peuple, et qu’incarne le Seigneur Jésus-Christ par sa vie même et son enseignement. Israël peut implorer la pitié de Dieu, car il l’a expérimentée de génération en génération :

Toi, tu es un Dieu prêt à pardonner ; compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et tu ne les abandonnas pas, même quand ils se firent un veau en fonte... Dans ton immense miséricorde, tu ne les abandonnas pas au désert... Tu leur donnas ton bon Esprit pour les rendre sages, tu ne refusas point ta manne à leur bouche et tu leur fournis de l’eau pour leur soif... (Ne 9,17-25).

Dieu n’a pas pour l’homme une pitié condescendante. Il est en relation avec chacun de nous en particulier, penché sur chacun avec la même sollicitude. Il sauve l’homme, le libère, dans quelque souffrance qu’il se trouve. Israël a mis sa foi dans cette certitude qui lui permet de ne jamais sombrer dans le désespoir :

Reviens vers nous, Seigneur ne tarde pas !
Aie pitié de tes serviteurs.
Comble-nous dès le matin de ta miséricorde,
nous serons tout le jour dans la joie et l’allégresse. (Ps 90,13-14)

La miséricorde divine unit le ciel à la terre, elle est le ferment de l’alliance entre Dieu et l’homme, alliance que Dieu a éternellement scellée dans les entrailles de Marie, la très sainte Mère de Dieu : Et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent (Lc 1,50). Jésus, " Dieu sauve ", est la révélation en plénitude de la tendresse miséricordieuse du Père envers ses enfants que nous sommes.

Le Seigneur Jésus-Christ fait lui-même l’expérience de la pitié divine, de l’amour compatissant envers ceux qui l’implorent :

Et voici, deux aveugles assis au bord du chemin entendirent que Jésus passait et crièrent : " Aie pitié de nous Seigneur, Fils de David ! " Jésus les rappela et dit : " Que voulez-vous que je vous fasse ? " Ils lui dirent : " Seigneur, que nos yeux s’ouvrent. " Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux et aussitôt ils recouvrèrent la vue et le suivirent (Mt 20,30-34).

Source:la prière de Jésus

Un Dieu de Tendresse la priere de Jésus Aujourd'hui à 0:26

--------------------------------------------------------------------------------

De près d'un jeune homme d'affaires prière contre fond blanc

 

EN CHEMIN VERS LA PRIÈRE

2. UN DIEU DE TENDRESSE

La prière de Jésus contient deux mouvements qui deviennent l’expression de notre foi et activent notre vie tout entière, si nous en prenons le chemin. Deux mouvements : l’élévation, c’est-à-dire l’adoration : " Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu ", et l’abaissement dans la prise de conscience de mon impuissance naturelle à me constituer maître de ma vie : "Aie pitié de moi pécheur. "

Notre temps refuse cette manière de penser et d’être. Pour beaucoup, le fait d’implorer la pitié de Dieu et surtout de se reconnaître pécheur amène à des comportements de culpabilité et rabaisse et humilie ceux qui s’installent dans une telle pratique. On a beaucoup reproché aux Églises de manipuler les chrétiens en les maintenant ainsi dans une dépendance qui les empêche de devenir adultes et de construire leur identité.

Quel homme, quel genre de vie peut forger la "Prière de Jésus " ? Pourquoi ces paroles : "Aie pitié de moi pécheur " ? Arrêtons-nous durant quelques instants et fermons nos yeux pour dire très lentement : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de mot pécheur, aie pitié de moi pécheur. " Quel écho ces paroles produisent-elles en moi ? Quelles sont mes réactions ?...

Laissons maintenant de côté ce que la prière a peut-être fait monter en nous comme révolte ou colère, sans pour cela refouler nos sentiments ; essayons de taire pour un moment nos idées préconçues ou nos connotations morales, afin de nous offrir la chance d’entrer dans l’expérience de chaque parole, ainsi que nous l’avons déjà tenté pour le premier mouvement de la prière. Pour ce faire, répétons avec le roi David les paroles du Psaume 51, et nous entrerons de plain-pied dans l’esprit de la Prière de Jésus : Aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta bonté, selon ta grande miséricorde efface mes transgressions, lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché.

Dans la Bible, implorer la pitié de Dieu, c’est implorer l’Être même de Dieu, cet Être que le Père Céleste a révélé à Moïse pour son peuple, et qu’incarne le Seigneur Jésus-Christ par sa vie même et son enseignement. Israël peut implorer la pitié de Dieu, car il l’a expérimentée de génération en génération :

Toi, tu es un Dieu prêt à pardonner ; compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et tu ne les abandonnas pas, même quand ils se firent un veau en fonte... Dans ton immense miséricorde, tu ne les abandonnas pas au désert... Tu leur donnas ton bon Esprit pour les rendre sages, tu ne refusas point ta manne à leur bouche et tu leur fournis de l’eau pour leur soif... (Ne 9,17-25).

Dieu n’a pas pour l’homme une pitié condescendante. Il est en relation avec chacun de nous en particulier, penché sur chacun avec la même sollicitude. Il sauve l’homme, le libère, dans quelque souffrance qu’il se trouve. Israël a mis sa foi dans cette certitude qui lui permet de ne jamais sombrer dans le désespoir :

Reviens vers nous, Seigneur ne tarde pas !

Aie pitié de tes serviteurs.

Comble-nous dès le matin de ta miséricorde,

nous serons tout le jour dans la joie et l’allégresse. (Ps 90,13-14)

La miséricorde divine unit le ciel à la terre, elle est le ferment de l’alliance entre Dieu et l’homme, alliance que Dieu a éternellement scellée dans les entrailles de Marie, la très sainte Mère de Dieu : Et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent (Lc 1,50). Jésus, " Dieu sauve ", est la révélation en plénitude de la tendresse miséricordieuse du Père envers ses enfants que nous sommes.

Le Seigneur Jésus-Christ fait lui-même l’expérience de la pitié divine, de l’amour compatissant envers ceux qui l’implorent :

Et voici, deux aveugles assis au bord du chemin entendirent que Jésus passait et crièrent : " Aie pitié de nous Seigneur, Fils de David ! " Jésus les rappela et dit : " Que voulez-vous que je vous fasse ? " Ils lui dirent : " Seigneur, que nos yeux s’ouvrent. " Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux et aussitôt ils recouvrèrent la vue et le suivirent (Mt 20,30-34).

Source:la prière de Jésus

 

Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 20 octobre 2009
Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 18 octobre 2009
Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 17 octobre 2009

Savoir mourir 1/2.
envoyé par abbepages. - L'info video en direct.
Dieu est Pureté. Le Paradis est le Royaume de la Pureté. Rien d'impur ne peut entrer au Ciel où est Dieu. Par conséquent, si vous êtes impurs, vous ne pourrez entrer dans le Royaume de Dieu. Mais,Joie anticipée que Dieu accorde à ses enfants! Celui qui est pur possède dès maintenant (dans ce monde) un commencement de Ciel, car Dieu se penche sur cet individu qui est pur, et l'homme qui vit sur la terre voit son Dieu. Oui il le voit ! comme tu peux "voir" le vent; c'est une rencontre pleine et entière... qui diffère énormément selon les individus. Lorsque alors tu rencontres Dieu : tu peux y puiser alors encore plus la force pour ta foi, la nourriture pour ton âme,
la source pure et permanente de ta vie spirituelle
De plus :
Avoir un « coeur pur », c’est d’avoir l’intelligence et la volonté accordées aux exigences de la sainteté de Dieu. Cela comprend trois points principaux : la charité, la chasteté et l’amour de la vérité. Il y a un rapport étroit entre un coeur pur, un corps pur, et une foi pure.
Plonge moi dans ta rivière d'amour
Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 16 octobre 2009
Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 11 octobre 2009
5



Une jeune mère de famille, en retournant chez elle, s'aperçut que son enfant était malade. Elle pensa qu'il était bon d'appeler le docteur. Celui-ci vint, et confirma que l'enfant était malade. Il lui laissa une ordonnance, et lui dit qu'il l'appellerait le lendemain. Elle dut attendre le retour de son mari pour qu'il aille à la pharmacie chercher les médicaments. Puis elle se rappela le message que j'avais donné sur la guérison divine. Elle ouvrit sa Bible à Marc 16 et lut les versets que j'ai déjà cités : "Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru… ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris."

Elle s'adressa au Seigneur Jésus, et Lui dit : "Seigneur Jésus, je crois en Toi et en Ton Saint Nom. Je vais imposer les mains à mon enfant malade. Je crois que Tu tiendras Ta Parole, et que Tu guériras mon enfant."

Pendant que son enfant dormait, elle lui imposa doucement ses mains. Une heure plus tard, la température était tombée, et son enfant reçut une merveilleuse guérison. Le lendemain, quand le docteur l'appela, il fut tellement satisfait de l'évolution de la situation, qu'il dit qu'il n'était plus nécessaire qu'il rappelle. Cette mère chrétienne fidèle donna gloire à Dieu, car elle savait dans son cœur que c'était la puissance de guérison de Jésus qui avait opéré cette chose merveilleuse.

Je répète que l'imposition des mains n'est qu'un simple point de contact. Cela nous aide à croire qu'à ce moment précis Dieu commence à nous guérir. Jésus a dit que lorsque nous prions, nous devons croire que nous avons reçu ce que nous Lui avons demandé.

"C'est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir" (Marc 11 : 24).

Notez bien que nous devons croire au moment même où nous prions. Quand nous prions le Seigneur pour une guérison, nous devons croire que nous avons reçu ce que nous demandons, au moment même où nous avons prié. C'est cela, la prière de la foi ! Ce point de contact représente le moment précis où nous pouvons commencer à nous attendre à la guérison divine. Quand nous imposons les mains à un malade, nous devons croire qu'à ce moment précis, l'Esprit du Dieu Vivant va honorer notre obéissance, et accorder la guérison demandée, selon la promesse du Seigneur. A partir de ce moment, nous devons croire, du fond du cœur, que Dieu est déjà à l'œuvre. Même si nous ne sentons rien, même si nous n'éprouvons rien de spécial, nous devons cependant faire confiance à la Parole et à la promesse du Seigneur, sans douter. Après l'imposition des mains, nous devons louer le Seigneur et Lui rendre grâces, avec une foi simple, croyant que notre prière a été entendue, et que Dieu est déjà en train d'honorer Sa Parole en nous.

Il y a une autre instruction concernant la guérison divine. Nous la trouvons dans l'épître de Jacques :

"Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné" (Jacques 5 : 14-15).

Notez soigneusement les trois verbes au futur dans cette seule promesse : "sauvera, relèvera, sera pardonné." Cela signifie que trois bénédictions sont associées à cette seule promesse divine.

J'aimerais tout d'abord attirer votre attention sur la troisième de ces bénédictions : "et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné." Il est impératif, bien entendu, que celui qui recherche la guérison divine soit pur, et libre de tout péché. En fait, au verset 16, Jacques ajoute : "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace." Il est vital de réaliser que si nous demandons une guérison au Seigneur, nous devons d'abord être sûrs que notre relation avec Lui soit correcte. Cela signifie que la guérison divine appartient tout particulièrement à l'Eglise de Jésus-Christ. Elle est accordée à celui qui croit, au véritable enfant de Dieu.

Je voudrais que vous remarquiez aussi autre chose de grande importance. C'est le malade qui doit appeler les anciens de l'Eglise,ou un prêtre qui a le ministere de guerison , et pas les anciens qui doivent appeler le malade ! Cette instruction est très claire : "Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur." Le Seigneur confie au malade la responsabilité d'appeler les anciens de l'Eglise. J'ai souvent remarqué que, dans les églises, c'est le pasteur, ou  un prêtre et les anciens, qui invitent les malades à s'avancer pour recevoir l'onction d'huile et la prière. Permettez-moi d'insister à nouveau sur le fait que les Ecritures demandent d'une manière tout à fait claire que ce sont les malades eux-mêmes qui doivent demander l'onction d'huile et la prière.

L'onction d'huile représente la puissance de guérison du Saint-Esprit. L'onction d'huile se fait au Nom du Seigneur Jésus. Le malade chrétien doit respecter et même révérer cette onction d'huile, en reconnaissant que la guérison est due au ministère et à la Personne du Saint-Esprit. C'est pourquoi il est essentiel, avant de recevoir l'onction d'huile, d'avoir le cœur pur et propre devant le Seigneur.

Neuvaine à Jésus Miséricordieux

 

Heart_of_Jesus_Sacred_1 
Image and video hosting by TinyPic                
Pour MissMatte avec mon affection  Jojo et aussi bien sûr tous les visiteurs

Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Mercredi 30 septembre 2009


Dans Réflexion Chrétienne entres amis sympas


pour répondre a des internautes qui me demande un article sur les médiums et la médiumité,voila une analyse d'un père exorciste



Père Paul-Marie de Mauroy, f.j 

La médiumnité (45)

      Un troisième aspect touchant le conditionnement humain regarde le développement désordonné de la nature humaine. Le cas le plus répandu est celui des tendances médiumniques, cognitives ou affectives. La sensibilité de l'homme peut être si forte qu'elle accapare toute sa capacité vitale au détriment de sa vie spirituelle. Cette mobilisation désordonnée de la vitalité peut devenir habituelle. La personne ayant des tendances médiumniques cognitives se concentrera difficilement tant le réalisme de l'intelligence lui échappe.

      Si la médiumnité est affective, l'émotivité sera anormalement grande, excessive. La compassion à la souffrance d'autrui qui en résulte aura des tendances fusionnelles au point que le médium non seulement ressentira cette souffrance quasi physiquement comme sa propre souffrance, mais il en sera tellement affecté qu'il ne maîtrisera pas les émotions consécutives à ce vécu. Il pourra avoir l'illusion de vivre une compassion spirituelle. On en arrive à penser exercer une charité fraternelle éminente à travers ce simple « ressenti » des souffrances de l'autre. Il en est de même de la relation personnelle avec Dieu où le médium est souvent dans l'illusion d'une vie mystique authentique, à cause d'un vécu affectif sensible qu'il confond avec l'union à Dieu. Le point commun à ces dérives est de mettre le vécu, ce que la personne ressent, avant l'objectivité du toucher du mystère dans la foi, l'espérance et l'amour.

      Les symptômes des tendances médiumniques sont la fatigue permanente que provoque un imaginaire débridé, des angoisses récurrentes sans aucun motif, un sommeil non réparateur, des prémonitions, une difficulté à mener une vie sociale en raison de la perméabilité aux influences du milieu dans lequel le médium évolue, etc. On prendra garde bien entendu à ne pas confondre ces symptômes avec ceux d'une pathologie comme la dépression. A ce titre, la coopération avec un médecin s'avère utile, voire nécessaire.

      La médiumnité est une faille dont le démon se servira, car elle est contraire à l'intention de Dieu sur la personne humaine. Le chrétien ayant des tendances médiumniques sans le savoir peut mener une vie de prière et pourtant demeurer vulnérable aux attaques du démon. Le Christ habite chez une personne chrétienne fervente, mais celle-ci n'est pas protégée d'attaques extérieures de l'ennemi qui ne mettent cependant pas en jeu l'accès au salut. Dans ce cas, la délivrance ne peut s'obtenir par la prière, puisqu'il s'agit d'une question de responsabilité humaine dans le développement de soi. Le développement du réalisme de l'intelligence et l'acquisition de ce que le philosophe appelle la vertu d'intelligence favorisent la rectification de la sensibilité médiumnique.

      La médiumnité, en étant le fruit du développement excessif de la sensibilité et surtout de l'imaginaire, donne un pouvoir par rapport à la subtilité de la matière, l'énergie. C'est pourquoi la médiumnité dispose à toutes les pratiques occultes, aussi bien le magnétisme que la radiesthésie, la divination, le spiritisme, etc. Fondamentalement, les pouvoirs médiumniques se développent à partir de la nature humaine blessée. Leur exercice étant contraire à la vocation de l'intelligence telle que la sagesse de Dieu l'a voulue, les pratiques occultes, utilisant ces pouvoirs médiumniques, attirent fortement la présence du démon.

      C'est pourquoi le risque de confusion est grand entre des thérapies naturelles qui touchent aux énergies et les pratiques occultes. Les thérapies naturelles comme l'acupuncture et l'homéopathie peuvent être bonnes car elles laissent l'organisme du vivant gérer les modifications d'énergie, tandis que des pratiques agissant de l'extérieur, en dehors de l'implication de l'âme, comme le magnétisme, sont violentes et ne respectent pas l'homme.

      Enfin, la médiumnité peut produire des effets semblables à ceux des charismes tels que les charismes de discernement, de connaissance ou de science, de guérison, etc. Certains s'étonnent, après l'exercice de ce qu'ils croient être des charismes, de subir des agressions qu'ils mettent sur le compte du combat spirituel pour le bien, alors qu'ils sont victimes du démon en raison d'un exercice médiumnique.

Notes: 45 - Sur cette question, nous recommandons le livre de l'I.A.D., n° 3, La prière de délivrance et d'exorcisme. Le discernement.





Conclusion : une stratégie démoniaque


      Le dérèglement de la nature humaine induit des confusions nombreuses et l'on ne peut s'empêcher de penser à la Bête de la terre du livre de l'Apocalypse qui fait des prodiges à en étonner les habitants de la terre. Elle fait descendre le feu du ciel sur la terre, anime l'image de la Bête de la mer et marque de son chiffre ceux qui la suivent (46). Jésus est venu jeter un feu sur la terre qui symbolise la charité aussi bien que la lumière (47). La caricature démoniaque de la charité est une fausse compassion imitant la compassion de la Croix (48) et prétend apporter le bonheur à l'homme à travers la suppression de la souffrance grâce à des procédés occultes de guérison (49). La caricature démoniaque de la lumière est une fausse inspiration divine qui prétend aider l'humanité en détresse à travers la prédiction de l'avenir (50), la divination. Jésus, Verbe fait chair, est l'Image du Père qu'il est venu nous donner pour restaurer l'image de Dieu. Cette image est bien réelle mais voilée, elle est une présence invisible. La caricature démoniaque est une fausse présence grâce à la confusion du réel et du virtuel, comme le montre l'animation de l'image de la Bête de la mer dans l'Apocalypse (51). Enfin la marque de la Bête de la terre, le 666, est le signe de reconnaissance qui permet aux adorateurs de la Bête d'acheter et de vendre. N'est-ce pas la caricature démoniaque de l'initiation chrétienne (52) ? L'initiation chrétienne est celle des sacrements dont le caractère marque de façon indélébile le chrétien de son appartenance au Christ, ce qui lui permet de participer au « commerce » de l'Eglise, à ses activités liturgiques, où il trouve la nourriture de sa vie théologale.

      Comment aider aujourd'hui ceux qui se consacrent à des activités occultes, qui prônent la bienfaisance avec efficacité? L'âme de bonne volonté ne va-t-elle pas se justifier par le bien que réalisent ces activités? La seule manière d'éclairer un chrétien engagé avec une authentique sincérité dans ces voies obscures, n'est-elle pas de montrer la stratégie démoniaque qui se joue de lui en se servant de sa bonne volonté non éclairée?

      En définitive, un chemin de sainteté unit au Christ de plus en plus et donne le vrai discernement par connaturalité, mais la coopération de l'intelligence n'est pas à négliger et paraît de plus en plus essentielle face aux confusions suscitées par le Dragon.


Notes: 46 - Ap 13, 11-18.
47 - Lc 12, 49-50. Il est manifeste que Jésus annonce ici sa Passion car il continue : « Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé ! »
48 - La compassion du médium aura tendance à être premièrement sensible. La compassion du Christ est premièrement spirituelle.
49 - Les thérapies occultes sont aujourd'hui nombreuses et l'on pourrait nommer en particulier le reïki, la kinésiologie, etc.
50 - Certaines divinations modernes prennent l'apparence de science comme l'astrologie, la numérologie, etc. Pour toutes informations sur ces pratiques, nous renvoyons au livre de Jacky Cordonnier, Les Dérives religieuses, Lyon, Chronique sociale, 2003.
51 - Cf. Ap 13, 14-15.
52 - On pense ici à toutes les initiations occultes qui permettent aux initiés de commercer au sens large avec ceux qui sont également marqués.





IV - La Médiumnité


INTRODUCTION


      J'ai été obligé de me pencher sur le problème de la médiumnité à cause du ministère de l'exorcisme. Au tout début de ce ministère, il y a maintenant onze ans, j'ai remarqué qu'il y avait des personnes que je n'arrivais pas à libérer malgré les prières répétées de libération, de guérison intérieure, de guérison de l'arbre généalogique, etc... Après avoir pris conseil auprès de certaines personnes expérimentées, je n'étais pas plus avancé. Ma question était: comment est-il possible qu'on ne puisse pas libérer certaines personnes du mal?

      J'ai donc parlé longuement avec certaines de ces personnes qui venaient me consulter pour découvrir au bout du compte qu'elles avaient en commun d'être médiums. Je suis donc allé voir mon évêque pour lui faire part de ma découverte et lui demander l'autorisation de pratiquer une prière demandant au Seigneur de libérer ces personnes de leur médiumnité. Ayant eu l'accord de mon évêque, j'ai procédé à cette prière sur le premier qui se présentait à moi comme médium. J'ai été bouleversé de constater le résultat, la personne avait perdu sa médiumnité! Malheureusement, j'eus beau renouveler l'expérience, cela ne marchait plus!

      Le Seigneur voulait me faire comprendre, sans doute, que le problème empêchant la libération était bien la médiumnité mais que le moyen de libérer les personnes « médiums » n'était pas la prière. À partir des symptômes communs à tous les médiums, j'ai donc cherché ce que cela pouvait être au plan philosophique, puisque des non-chrétiens pouvaient être médiums.



1 - LES SYMPTÔMES DE LA MÉDIUMNITÉ.


      Le symptôme le plus marquant est l'hypersensibilité. Un médium ressent tout: les personnes, les lieux, les objets, etc... Ce ressenti est physique, il n'est pas de l'ordre de l'intuition ou du discernement de l'intelligence. Ce ressenti se traduit différemment selon la qualité de ce qui est ressenti. Si la chose ressentie est bonne, le médium ressent un bien être physique. Il a l'impression de se recharger. Inversement, si la chose ressentie est mauvaise, le médium ressent une angoisse ou une grosse fatigue subite: il a l'impression d'être vampirisé de ses énergies.

      Cette hypersensibilité se traduit naturellement par une vulnérabilité particulière à l'égard des cinq sens, de l'un d'entre eux ou de plusieurs d'entre eux. Par exemple, un médium sera très sensible au bruit. Un bruit fort résonne dans sa tête au point d'être insupportable.

      Le médium a une fatigue permanente légère, il se sent toujours fatigué. Il recherche la solitude car la vie commune lui est souvent difficile pour ne pas dire impossible. Ainsi les lieux de grande affluence comme les gares, les aéroports, les magasins bondés, sont pénibles pour lui: il a l'impression de se vider de ses énergies.

      Un médium aime beaucoup deux lieux en particulier: la nature et les églises, surtout quand elles sont vides. Dans ces lieux, il dit se recharger, se refaire une santé.

      Un médium attire à lui ordinairement tous les gens à problèmes, tous ceux qui ne vont pas bien. Ces malheureux lui racontent leur vie, leurs déboires, et au bout d'un certain temps de ce récit, le médium commence à ressentir les souffrances de l'autre et à les capter. Il y a alors comme un échange qui s'opère où le médium prend le mal de l'autre sur lui, en même temps qu'il perd ses énergies, tandis que son interlocuteur se sent de mieux en mieux: il a comme vampirisé les énergies du médium.

      Un médium prend ses décisions en fonction de ce qu'il ressent. Quand il a une décision à prendre, un choix à faire, il se fie à ce qu'il ressent et opte pour ce qu'il ressent le mieux dans ce qu'il a à choisir.

      Le médium n'a ordinairement pas un sommeil profond, il peut avoir des problèmes d'agression démoniaque la nuit, et s'il n'en a pas, son sommeil ne lui semble pas réparateur: le matin, il se réveille plus fatigué que la veille au moment de se coucher.

      Un médium sait qu'il n'a pas de défenses, il se sent comme une éponge, absorbant tout ce qui traîne. En particulier, face au démon ou aux énergies mauvaises, comme il dira, il se sent complètement démuni. Quant une énergie mauvaise est sur lui, il n'arrive pas à s'en débarrasser.

      Qu'est-ce que la médiumnité? Est-elle bonne? Comment se protéger des inconvénients qu'elle engendre

2 - QU'EST-CE QUE LA MÉDIUMNITÉ?


      Personnellement, j'ai réfléchi à ce problème à partir de la philosophie du vivant puisqu'il s'agissait d'une hypersensibilité. Je ne suis pas spécialiste de cette discipline, mais ma pauvre connaissance en ce domaine m'a beaucoup éclairé. Un regard de Sagesse à partir du Créateur permet de mieux mettre en lumière la finalité et de situer la médiumnité plus nettement par rapport à cette finalité pour pouvoir utiliser le discernement théologique que nous avons préconisé.

      Le vivant humain est complexe. Il se caractérise par une certaine autonomie de vie. Il dépend d'un milieu vital, mais sa vie lui appartient au sens où il opère des opérations vitales de lui-même. Tout ce que je dis là demanderait un développement plus important, ce sont des conclusions de la philosophie du vivant qui présupposent toutes une analyse que nous n'avons pas le temps de faire ici.

      Cette vitalité, dont le vivant a la source en lui, est limitée. Le sport nous montre fameusement les limites de cette vitalité. Le vivant humain utilise cette vitalité comme il le veut, mais il est déterminé dans la nature de ses opérations vitales. On peut regrouper ces opérations vitales en trois degrés de vie à partir de l'expérience que nous faisons des autres vivants. Comme les plantes, l'homme se nourrit et respire. Comme les animaux, il sent, sa vie est sensible. Enfin, ce qui lui est propre est le degré de vie spirituelle, l'esprit. Faisons attention que la vie spirituelle dont je parle ici, est la vie de l'esprit au plan naturel et non pas au plan surnaturel. Il s'agit de la vie de l'intelligence et de la volonté qui sont les principales facultés de l'âme spirituelle.

      La vitalité limitée de l'homme se répartit donc dans ces trois degrés de vie. Le développement de la vitalité de l'homme à partir des opérations vitales fait partie de la croissance de la nature humaine dont nous parlions dans la dernière conférence. Pour que la nature humaine, du point de vue de la vie, se développe en personne, il faut que la vitalité se déploie dans le vivant selon un ordre de finalité, ce qui suppose que l'homme lui-même est finalisé (Cette finalité regarde en l'être personnel de l'homme ne peut être découverte qu'en métaphysique. Ainsi la métaphysique donne à la philosophie du vivant sa finalité). Tout doit donc être ordonné à la vie de l'esprit. Une anomalie peut se produire, ce qui est le cas du médium, où tout le capital de vie est comme cristallisé autour du degré de vie sensible, et ceci se fait en dehors de la volonté immédiate du médium.

      On comprend alors que le médium a un senti ou un ressenti très développé, plus que d'ordinaire et peut avoir des perceptions plus que les autres, non-médiums n'auront pas. Plus qu'un aveugle qui a développé son ouïe et son toucher, le médium a une hypersensibilité. On peut donc dire en fin de compte que la médiumnité, en tant que développement de la vie sensible au détriment des autres degrés de vie, est une anomalie chez le vivant par rapport à sa finalité (Cette anomalie ne peut être mise en lumière que par une métaphysique de la personne où l'on découvre que la personne humaine est faite pour contempler Dieu).

      Notons enfin que la médiumnité est un état stable de la vitalité du vivant. On peut dire qu'elle est analogue à un habitus. L'habitus est une disposition stable.

3 - QUELLE EST L'ORIGINE DE LA MÉDIUMNITÉ?


      Puisque la médiumnité appartient à la vie sensible, on serait tenté de dire qu'elle est héréditaire comme le sont les dispositions de la vie sensible. En réalité, ce sont bien ces dispositions qui sont héréditaires, c'est-à-dire une inclination à produire des actes de vie sensible. Un enfant dont l'esprit n'est pas encore éveillé va produire des actes de vie sensible, et en raison de ces dispositions médiumniques reçues par hérédité, il deviendra tout de suite médium. Ainsi, nous rencontrons des personnes qui sont médiums depuis leur petite enfance parce qu'ils ont un père ou une mère médiums.

      Lorsque la médiumnité est héréditaire, le médium a beaucoup de mal à reconnaître que son état n'est pas normal, car comme l'aveugle de naissance, il a toujours connu ces ressentis, il pense que tout le monde est comme lui. Quelle découverte lorsqu'un médium de naissance découvre qu'il n'est pas comme les autres!

      La médiumnité étant analogue à un habitus, elle peut s'acquérir comme on acquiert un habitus. C'est du reste ainsi qu'on découvre que la médiumnité est un habitus, car elle s'acquiert. Il suffit de faire certains exercices de la sensibilité pour développer celle-ci au-delà de ce qu'elle requiert ordinairement pour coopérer à la connaissance de l'intelligence. Ainsi un aveugle développe son ouïe et son toucher, parce que ne voyant pas, il s'efforce d'entendre des bruits et de sentir avec ses mains pour pouvoir se déplacer. En répétant ces actes il développe son ouïe et son toucher de façon stable et ordinaire. Il a créé un habitus au point qu'il n'a plus autant d'efforts à faire pour entendre ou sentir avec les mains, cela se fait tout seul.

      Ainsi tous les exercices qui développent la sensibilité au-delà de la finalité de la sensibilité, c'est à dire au-delà de son ordre à l'intelligence, développeront une médiumnité. Le domaine de la sensibilité chez l'homme est complexe si bien que la médiumnité peut prendre des couleurs très différentes selon la faculté sensible qui est développée. Le point commun cependant à toute médiumnité dans ce domaine est le développement de l'imagination et de la cogitative.

      La cogitative n'est pas la faculté de cogiter, mais une faculté spéciale qui permet de sentir le milieu dans lequel on est. Chez les animaux, cette faculté s'appelle l'estimative. L'agneau par exemple voit le loup et s'enfuit, parce que grâce à son estimative il sent que ce qui est là en face de lui, est contraire à sa nature. Chez l'homme l'estimative est appelée cogitative.

      Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur les pratiques qui développent la médiumnité. Certains chrétiens, bien intentionnés et pieux, développent une médiumnité sans s'en rendre compte. Par exemple celui qui cherche toujours dans la prière à vouloir ressentir que Dieu est là, que Dieu l'aime etc... va développer une médiumnité. De même, celui qui fusionne affectivement pourra développer une médiumnité. L'attitude fusionnelle est typique du médium, même si tous ceux qui fusionnent ne sont pas tous médiums.

      La confusion du spirituel et du sensible entraîne beaucoup de développement médiumnique. Tout ce qui touche de près ou de loin au New-Âge repose sur le développement médiumnique sans le dire. On y apprend à entrer en contact avec les forces de la nature, en harmonie avec les énergies de l'univers, etc... La nature physique n'est pas spirituelle. Entrer en fusion avec la nature pour ressentir ses harmonies, c'est nécessairement développer une médiumnité.

            J'oserai dire par l'expérience des personnes rencontrées, mais il faudrait voir de plus près selon les activités qui y sont proposées, que toutes les techniques de méditation transcendantales et orientales rendent médium. Et sur ce point, vous aurez l'avis du Père Verlinde qui, pour l'avoir vécu et analysé de près est spécialiste en ce domaine.

      Évidemment, toutes les pratiques occultes présupposent la médiumnité. Depuis le magnétisme et toutes sortes de techniques de guérison à distance (comme le Reiki) en passant par la radiesthésie, la voyance, le spiritisme, toutes sortes de magies, etc...

      On peut également devenir médium parce qu'on aura été magnétisé. Toutes les pratiques paramédicales qui touchent aux énergies avec violence risquent de rendre médium. Ici tout dépend de celui qui soigne et de celui qui est soigné, par exemple si le donneur est très donneur ou médium, si le récepteur est très récepteur parce qu'il coopère de toutes ses forces.

      La drogue rend médium, parce qu'elle développe avec violence l'imaginaire et de façon non finalisée.

      Tout le monde du virtuel peut rendre médium à partir du moment où l'on en fait un absolu, où l'on fusionne avec le virtuel.

      On pourrait sans doute trouver encore beaucoup de causes à la médiumnité, mais il me semble que j'ai donné les plus courantes aujourd'hui.

4 - QUELS SONT LES EFFETS DE LA MÉDIUMNITÉ?


      Le développement médiumnique donne des pouvoirs qui sont au point de départ naturels, mais qui deviennent la plupart du temps rapidement occultes, démoniaques.

      Ces pouvoirs se déclinent selon la faculté sensible qui est développée. Toutes les facultés sensibles étant d'une certaine manière connexes dans l'imaginaire, qui est la faculté de synthèse de la sensibilité, tous les médiums ont une faculté imaginative très développée. Ceci entraîne une difficulté de concentration énorme. Un médium ne peut plus lire du tout parce qu'il décroche à la première ou à la deuxième phrase, soit au contraire, il est tellement absorbé par fusion à sa lecture qu'il peut lire plusieurs heures de suite sans voir passer le temps car il est tout entier dans ce qu'il lit. Cette fusion ne lui donne aucune intelligence de ce qu'il lit. C'est pourquoi, il ne s'agit pas du tout de concentration - qui est spirituelle - mais de fusion.

      L'imaginaire lié à la vue donne le pouvoir de voyance. Cela se manifeste par des flashs que la personne reçoit, soit qu'elle recherche ces flashs dans une pratique de voyance, soit qu'elle ne les recherche pas. Les flashs peuvent venir sans crier gare! Ils peuvent très bien correspondre au réel. Quand les flashs ne sont pas recherchés, ils concernent en général des personnes proches, et sont comme des prémonitions. Quand les flashs sont recherchés, ils arrivent par fusion avec la personne sur qui on pratique la voyance.

      Lorsque la cogitative est développée de façon médiumnique, elle donne le pouvoir de ressentir les lieux, les objets, les personnes. Le voyant s'en sert également pour discerner.

      Il semble que l'imaginaire médiumnique lié à l'ouïe donne le pouvoir de télépathie. En effet, l'ouïe est la faculté du son et faite ultimement pour la parole humaine, car celle-ci est le son le plus qualitatif. Il faudrait chercher si la cogitative médiumnique liée à l'ouïe ne donne pas aussi le pouvoir de prémonition par rapport aux catastrophes naturelles. Car la cogitative est la faculté de ressentir le milieu qui, pour nous, est l'univers physique. L'ouïe est faite pour goûter au silence de la nature, son repos. Le silence absolu de la nature n'existe pas car celle-ci est en perpétuel mouvement. Le rythme naturel est harmonieux et engendre un son spécifique à la nature. Une disharmonie grave et brutale casse ce son naturel et peut être perçue par le médium bien à l'avance.

      On pourrait chercher ainsi d'autres combinaisons médiumniques pour discerner les différents pouvoirs. Il me semble que le spiritisme allie les développements médiumniques de l'imagination et de la cogitative.

5 - QUEL DISCERNEMENT POSER PAR RAPPORT À LA MÉDIUMNITÉ?


      Selon le discernement théologique que nous avons posé, la médiumnité est directement contraire à la personne humaine. C'est le type du développement de la nature humaine non finalisé. Pourquoi, et en quoi, peut-on dire qu'il n'est pas finalisé?

      C'est justement là qu'est la pierre d'achoppement. La plupart des gens de bonne foi prétendent mettre leur pouvoir au service du prochain. Grâce aux prémonitions, on peut prévenir des catastrophes, des accidents. Grâce à la voyance, on peut aider les gens à prendre de bonnes décisions, grâce au magnétisme, on peut guérir des gens déclarés incurables par la médecine, etc... On voit très bien toutes les objections que nous entendons tout le temps.

      Quel est le critère de discernement? Est-ce l'efficacité du bien que l'on peut faire? Au plan chrétien, la réponse est nette et c'est non. Nous savons en effet que le démon est capable d'accomplir des prodiges, de faire des prophéties. Le démon a toujours eu ses prophètes dans la Bible. Il va même jusqu'à pousser le vice à chasser des démons. Les juifs accusent Jésus de chasser les démons par Béelzéboul, ce qui prouve qu'ils ont eu l'expérience de cela et d'ailleurs Jésus ne dit pas que c'est impossible. Peut-être certains d'entre nous ont été témoins qu'une personne possédée par plusieurs démons sera délivrée en partie par les démons plus puissants qui chassent les plus petits espérant peut-être pouvoir garder la place ou par vanité. Si le démon est capable de bien, ce n'est pas bien sûr gratuitement, mais pour la séduction des âmes, dont il faut bien le dire, la plupart des médiums sont du nombre.

      Peut-on faire du bien au prix de la destruction de la personne? Si la médiumnité implique la destruction de la personne parce qu'elle empêche le développement de la nature humaine vers la personne, ce n'est sûrement pas un bien.

      Ajoutons que la médiumnité impliquant le développement de la nature contre la personne, le médium devient connu du démon. C'est pourquoi les pouvoirs médiumniques naturels se transforment assez rapidement en pouvoirs occultes démoniaques. Un médium qui voit tout d'un coup ses pouvoirs considérablement accrus peut être sûr d'être déjà malheureusement infesté par le démon. Un autre critère de l'infestation démoniaque qui peut aller jusqu'à la possession est que le médium ne veut pas renoncer à ses pouvoirs.

      « Charité bien ordonnée commence par soi-même », n'est pas un dicton mais une conclusion théologique. Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans le même trou?

      Je voudrais ajouter un discernement qui me semble important. La médiumnité est-elle un charisme? Quelle différence faire entre un charisme et la médiumnité? Tous les deux manifestent certains pouvoirs qui semblent surnaturels, surtout quand le médium est infesté et que ses pouvoirs sont augmentés. Le charisme n'est pas un signe de sainteté et peut être donné aussi bien à un brigand. Nous en avons des exemples dans la Bible. Le discernement ne peut donc pas se faire à partir du sujet qui a ce pouvoir, à partir de la sainteté du sujet. Il faut donc dire que la médiumnité est un habitus, alors que le charisme n'est pas permanent. Celui qui affirme qu'il a le charisme de guérison et qu'il peut l'utiliser quand il le veut est un médium et non charismatique. De même pour celui qui prétend avoir le charisme de science, de connaissance, de discernement des esprits, etc... Est-ce du charisme ou de la voyance ou même du spiritisme? Il me semble qu'il y a là aujourd'hui beaucoup de confusion dans un certain type de Renouveau Charismatique.



6 - COMMENT AIDER UN MÉDIUM?


      Un médium infesté ou possédé du démon est très difficile à délivrer, car la médiumnité constitue une porte ouverte pour la raison que nous avons dite: le démon connaît le médium et peut agir sur lui. Nous avons remarqué que le démon ne pouvait pas atteindre l'âme spirituelle parce qu'elle est créée par Dieu. Par contre, il peut atteindre la sensibilité si celle-ci n'est pas finalisée, ce qui est le cas du médium. Le démon peut donc tromper le médium dans son ressenti. Il faut donc que le médium ne se fie pas à ce qu'il ressent.

      La première chose importante est de rendre lucide le médium sur sa médiumnité et lui expliquer ce que c'est, pour qu'il comprenne qu'il doit la perdre et pourquoi il doit la perdre. Pour cela, il est bon de décrire tous les symptômes du médium de telle sorte qu'il se reconnaisse facilement et vous accorde sa confiance, parce qu'il verra que vous dites des choses vraies sur ce qu'il vit et que vous lui apporterez la lumière sur les phénomènes que jusqu'alors personne ne lui expliquait.

      La deuxième chose est de donner l'explication philosophique très simple, à partir d'exemples, pour augmenter sa confiance en vous et qu'il voit que ce que vous lui dites n'est pas de l'intuition ou à partir de la médiumnité, mais une réflexion intelligente. Il faudra insister sur les effets négatifs de la médiumnité et sur l'appauvrissement de la vie de l'intelligence que cela représente. La vitalité de tout homme étant limitée, le développement médiumnique ne peut se faire qu'au détriment de la vie de l'intelligence, d'où la difficulté de concentration dont nous avons parlé. En effet, quand vous direz au médium qu'il vaut mieux perdre la médiumnité, ce ne sera pas facile à recevoir!

      La troisième chose est d'expliquer comment on peut perdre la médiumnité. La médiumnité étant un habitus, on perd un habitus en ne l'exerçant plus. Au contraire, plus on l'exerce, plus l'habitus s'enracine dans le médium et plus on ouvre la porte au démon. Toutefois, perdre l'habitus en ne l'exerçant plus n'est pas suffisant car l'habitus médiumnique, comme tout habitus, demeure présent de façon latente et tout exercice médiumnique, même après un grand temps d'abstinence, réveille la médiumnité très rapidement. Une autre manière de perdre l'habitus médiumnique est de créer un habitus qui lui est contraire. Je donne un exemple pour montrer que cela est possible. L'aveugle qui crée l'habitus de l'ouïe et du toucher, a pu le faire parce que sa volonté a mobilisé sa vitalité où il le voulait. Cela signifie que la volonté a la capacité d'orienter le capital de vie où elle veut. Dès lors, en le mobilisant dans l'intelligence, faculté de l'âme spirituelle, elle créé l'habitus de réalisme. Le capital de vie étant limité, l'habitus du réalisme de l'intelligence va se faire au détriment de l'habitus de la vie sensible. L'intelligence est la faculté du réel. Créer cet habitus se fait en multipliant les actes de l'intelligence qui sont des actes de réalisme, pas de raisonnement! Au contraire, le raisonnement où l'intelligence est liée à l'imaginaire risquerait fort de faire retomber le médium dans sa médiumnité.

      L'exercice le plus simple de l'intelligence est la présence au réel, non pas la conscience de cette présence, mais la présence toute simple. Normalement, il n'y a pas d'effort particulier à faire pour être ainsi éveillé dans son intelligence. Il faut surtout veiller à ne pas être absent. C'est pourquoi, il faut repérer les lieux où le médium sera dans sa médiumnité au lieu d'être dans son intelligence. Ce sont tous les lieux où le médium a tendance à partir imaginativement ailleurs. Lorsque le médium fusionne, il n'est plus présent au réel. L'intelligence au contraire discerne que ce qui est, est. C'est-à-dire qu'elle affirme l'exister de ce qui est comme autre que le sien propre. Affirmer « ceci existe », c'est affirmer que ceci a son être qui n'est pas le mien. Cet acte de l'intelligence est directement contraire à l'attitude fusionnelle où au contraire je fais corps avec l'autre. la fusion enlève imaginativement la distance avec l'autre.

      Les lieux où le réalisme se perd chez le médium sont tous les lieux où le médium n'est pas tant pris par ce qu'il fait qu'en même temps il peut être ailleurs. Ceci concerne toutes les activités très ordinaires que l'on répète tous les jours. Un autre lieu très courant est la nature ou les églises, ces lieux que le médium affectionne particulièrement, parce qu'il a l'habitude de fusionner pour se recharger parfois sans s'en rendre compte. Un autre lieu est la relation personnelle. Puisque le médium attire à lui toutes les personnes en difficulté et qu'il fusionne avec elles, il exerce sa médiumnité. Dans les relations personnelles, il doit apprendre à mettre de la distance avec l'autre: l'autre, c'est l'autre, et moi, c'est moi, pas de mélange. On pourrait dire la même chose dans cette relation personnelle avec Dieu qu'est la prière et spécialement dans l'adoration du Saint Sacrement. Je conseille toujours au médium de prier les yeux ouverts et de ne pas fermer les yeux, car fermer les yeux rend difficile la présence. Au contraire garder les yeux ouverts aide le médium à bien être présent dans sa prière. Par contre, fixer trop longtemps le même objet des yeux fait perdre la présence. C'est pourquoi à l'adoration du Saint Sacrement, il est bon de regarder l'Eucharistie, mais sans la fixer trop car autrement on perd la présence et on retombe dans la médiumnité en l'exerçant, donc en la développant.

      Enfin, il faut signaler que certains démons peuvent essayer d'empêcher la perte de la médiumnité. À ce qu'il paraît, ces démons s'appellent des Devas. Je n'ai pas pu développer les rapports entre les chakras et la médiumnité, mais il y a une corrélation étroite entre les deux. Je vous ai donné le regard philosophique alors que les chakras font partie du regard des religions de l'Inde. Ces démons Devas justement agissent sur les points chakras pour empêcher la fermeture de ceux-ci.

      Dans ce cas où les démons Devas sont présents, il faut procéder à une prière de libération.

      Enfin, je déconseille à un médium d'aller dans des groupes du Renouveau pour participer aux charismes. En effet, ces groupes suscités par l'Esprit Saint sont faits pour pêcher de gros poissons, des gens qui souvent sont assez chargés, quelquefois infestés par le démon. Quand un médium va dans de tels groupes pour participer aux charismes, il doit s'ouvrir à l'influence de l'Esprit Saint. Malheureusement, un médium ne sait pas faire la différence entre une ouverture spirituelle à l'Esprit Saint et une ouverture médiumnique. Je ne suis pas sûr du reste qu'on puisse tellement concrètement n'ouvrir que sa vie spirituelle sans s'ouvrir également sensiblement. Un médium qui ouvre sa médiumnité peut donc ramasser les démons qui sont présents sur les autres personnes chargées qui sont venues à la prière. Il faut faire attention au fait que pour participer aux charismes, il faut être très finalisé dans son être personnel. J'ai vu des cas, malheureusement, où des médiums, ou bien des gens à tendance médiumnique, se sont fait prendre par le démon dans des groupes du Renouveau.



CONCLUSION


      Il est certain que la médiumnité est très répandue aujourd'hui. Le regard de sagesse sur la créature nous montre tout de suite que la médiumnité est contraire à l'intention de Dieu sur la personne. Dieu crée l'âme spirituelle pour que l'homme se gouverne à partir d'elle, car c'est par elle que l'homme peut découvrir et rejoindre son Dieu. Faire miroiter les pouvoirs que donne la médiumnité sous prétexte de philanthropie, n'est-ce pas assez pervers? Notre culture du virtuel où les jeunes sont soumis à l'informatique de façon intensive, aux jeux vidéos, développe une médiumnité, car cela arrive à l'âge où normalement devrait se développer l'intelligence et celle-ci en est empêchée par le culte du virtuel.

      Les blessures de l'enfance qui se multiplient aujourd'hui à cause des couples qui se divisent, développent souvent une médiumnité car la souffrance fait se replier sur soi et sur sa sensibilité.

      Les paramédecines à base de manipulation énergétique développent la médiumnité aussi bien pour ceux qui pratiquent ces médecines que pour ceux qui en sont les « bénéficiaires »!

      Le clou est de faire croire que la médiumnité donne accès à une vie mystique authentique! N'est-ce pas le mensonge du père du mensonge? Le mensonge de celui qui est homicide depuis le commencement?

      Je me demande si nous ne touchons pas là, à travers la médiumnité, une caricature démoniaque du sacerdoce royal des fidèles? Le sacerdoce est une médiation au plan spirituel, que nous pouvons tous exercer grâce à la charité qui est un habitus. Une médiation non finalisée au plan d'une hypersensibilité n'est-elle pas une caricature démoniaque? Nous savons que le démon caricature tout ce que fait Dieu, il n'y a qu'à lire le livre de l'Apocalypse pour s'en rendre compte. N'oublions pas que le démon a fait chuter Adam et Ève et l'exercice d'une fausse charité fraternelle. Il s'agissait du salut, devenir comme des dieux en mangeant du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal par un acte purement humain et non surnaturel: cueillir un fruit de l'arbre.

Père Paul-Marie de Mauroy, f.j     
 

Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Dimanche 27 septembre 2009
La Page de Jacques    La page de Jacques





Corinthiens, 11/20-29

Voici ce que dit Paul :

 Le premier ministre du Canada a provoqué un scandale auprès de l'Église catholique lors des funérailles de l'ancien gouverneur général Roméo Leblanc.

"Lors donc que vous vous réunissez en commun, ce n'est plus le Repas du Seigneur que vous prenez."

"Dès qu'on est à table en effet, chacun prend d'abord son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre."

 

"Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis: le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit: "Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en mémoire de moi."

 

De même, après le repas, il prit la coupe, en disant: "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi."

Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.

Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur

Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe;

car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps

Fin de citation

L 'Apôtre Paul, sans doûte la plus grande intelligence de tout le Nouveau Testament, participe ainsi ,dans  ce tableau du repas du Seigneur , qu'il décrit  avec les mots de son époque .

 Dans l' Eglise Primitive ,en effet , l 'Eucharistie copiait , à quelques  nuances près, le repas de la Sainte  Céne ( pour faire plaisir aux protestants , je dis "Cene ")

Par la suite , dans les siecles  qui suivirent ,le rituel eucharistique se transforma, et les demeures domestiques  ou on celebrait celui ci , firent place , progressivement , aux eglises  qui commencaient  à proliferer , de siecles en siecles .

L' hostie fit son apparition , telle qu on la connait dans nos eglises    .

C'est qu 'ainsi que ,les années passant , les Rituels évoluent , car la vie n'est pas figée .

Le   "Signe" ,< le contenant>  ( le repas , ou l hostie )  peut changer , par contre le < contenu > ( la"Présence Réelle   du Christ dans cette hostie ou ce repas ) demeure , gardant sa signification originelle , car la Parole de Dieu  ne change jamais , si les modes , les US  et COUTUMES  , évoluent .

 

 

Nous ne commenteront pas tout ce texte que nous avons saisi ci dessus ( il faudrait  faire un travail colossal  que nous n'envisagerons pas dans l immédiat )

Nous prendrons par contre , 1 des versets que voici  :

"Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur" indignement" aura à répondre du corps et du sang du Seigneur"

Paul , ici , confesse, sans qu'il puisse y avoir l 'ombre d'un seul doûte , la PRESENCE REELLE de  Dieu  dans la TRES SAINTE HOSTIE  ("Y a til des chretiens dans le coin "? expression utilisée par un ancien protestant évangelique  devenu "pretre" )

"Saül, Saül, pourquoi me persécutes tu ? "

Pendant 3 jours ,Paul restera aveugle ( Joachin, lui, était resté muet , car il contestait  qu un fils lui naitrait )

Ainsi donc Dieu nous éprouve ( comme s'éprouve l'amour , qui ne se prouve pas ), comme il a éprouvé Joachin , et comme il démontre a Paul ses erreurs en le faisant basculer de son cheval , lui ,l'irascible anti chrétien , pourfendeur  de ceux ci .

Qui mieux que Paul ( et a part les Apotres ) ,peut discerner la Présence  dans l Hostie  , de celui qui lui est apparu , longtemps apres sa mort ,à ce Juif immensement  dévoré par la foi , une foi quil lui restait a convertir , chose qui fût faite " sur les chemins de Damas "

Mais pourquoi  Paul , ce pharisien , fût til touché par la grâce , et non Hérode  ou les Prêtres Juifs ?

Non, pas tous les Pharisiens , car Nicomède , tout comme Paul , , "naîtra ", lui aussi, "de  nouveau " , inondé par l Esprit qui soufflera sur lui ( nest ce pas l esprit qui nous  ENSEIGNE ?  )

Mais  ma soif de savoir est à l image de mon insatisfaction   et de la réponse , non apportée  , à  la question que j 'ai posée   quelques lignes plus haut, à savoir "pourquoi Paul et Nicomede " , et pas les autres  ?

L Adoration Eucharistique nous repond ceci :

"Celui  qui croit en moi , et en mes Paroles , aura la vie eternelle "

Saul croit en la presence du christ  rendu present par le sacrement   du son corps  , par transubstantiation

 

Nicomede a suivi Jesus ( le reconnaissant pour son seul maitre ),la nuit , sous sa tente

tous 2 ont obei au maitre ,non leurs collegues et coreligieux qui sont restés sur leur position

Non les autres juifs , (ceux du Sanhedrin ) pourtant si   pieux ,mais si ancrés dans leurs certitudes inébranlables  que celui qui leur  faisait face etait  un blasphemateur , doublé d'un  apostat   .

Cest parce que leur  dévotion  etait corrompue par l appat du gain , le mépris du prochain , l acharnement a garder leurs prérogatives et leurs situations  et leurs statuts dans l'Aristocratie Juive , quils ont sacrifié la gloire de Dieu  à leurs bas interets

Au contraire , Saul et Nicomède , malgré leur aveuglement religieux, avaient le coeur pur ,et vidé de  tout  orgueil . ( je pense que cest voltaire qui sest interessé au "bon sauvage" , et Paul et Nicomede , avant quils ne rencontrent le Réssucité , faisaient parti des bons sauvages )

 

Ils ont su "discerner " grâce  à l absence de vanité humaine , arrachée de leurs coeurs , celui que nous ne voyons plus   avec nos yeux de chair ,mais dont  nous "machons" la chair , à chaque Eucharistie, en dépit de nos yeux .

TOTUS TUUS

Jacques de Croire com . 

 

 

L'Icône de Marie porte du Ciel

Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Samedi 26 septembre 2009

Dans Réflexion Chrétienne entres amis sympas

Le roman de l'automne pour décrisper l'ambiance

 

Mon mini roman de la fin de l'été;*l'Espion* chez les Soldats de Dieu

Mon mini roman de l'Automne :*l'Espion*

 

jolie couleuvre  

 

Si je comprenais ce qui m’est arrivé, je ne raconterais pas mon histoire. Mais c’est justement parce que je n’arrive pas à comprendre que je me suis décidé à me confier à vous. Peut-être cette confidence fera-t-elle l’effet d’une séance de psychanalyse, et pourrai-je repérer le moment fatidique où tout a basculé.
Je m’appelle Roch Martel , mais cela n’a aucune importance. A l’époque, je travaillais dans un service quelconque du Ministère du Commerce et de l’Artisanat, mais cela n’a aucune importance non plus. D’ailleurs, je m’aperçois aujourd’hui qu’il n’y avait pas grand-chose d’important dans ma vie. Peut-être est-ce déjà un début d’explication.
Une chose importante en tout cas était celle que je faisais ce jour-là. Je me rendais à Vanves, au siège de la Société Secrète. Une petite maison discrète, avec un modeste jardin. Vue de l’extérieur, rien d’autre que le domicile d’un paisible couple de retraités. La réalité était bien différente. J’avais adhéré à la Société Secrète de l'lÔrdre du Temple noir, deux années auparavant, par l’entremise d’un ami qui m’avait présenté. On avait mené une enquête sur moi, on m’avait posé des questions. Puis on m’avait fait jurer que je n’avais jamais appartenu à « aucun groupe représentant d’une manière ou d’une autre le Christianisme». Bien entendu, j’avais juré sans problème. D’abord, parce que c’était vrai. Ensuite, parce que c’était précisément pour combattre les dites forces que je voulais rejoindre la Société Secrète."l'Ordre du Temple Noir.
Je fus donc reçu. Ce fut un jour très heureux pour moi. On me donna un nom secret et le téléphone de deux ou trois personnes que je pourrais appeler en cas de besoin. Oui, j’étais membre de la Société Secrète et mes collègues de bureau en auraient été bien surpris. Du reste, on m’avait déjà confié deux ou trois missions, pas trop dangereuses, mais qui me donnaient l’impression de participer concrètement au grand combat pour l’humanité et l’humanisme et contre L'idologie Judeo Chrétienne. 
Alors, ce jour-là, j’arrivais au siège. Je trouvai Marc Sielle et Kurt Schweizer. Marc était mon ami, celui qui m’avait présenté. Je l’aimais beaucoup et les bons moments passés avec lui me réchauffent encore le cœur. Schweizer, en revanche, c’était autre chose. Plus vieux que nous, avec des cheveux blancs, il était le chef de la Société Secrète de l'Ordre du Temple Noir. Je l’admirais et le respectais pour cela. Il s’agissait d’un Suisse alémanique ayant passé toute sa vie à Paris, par un de ces concours de circonstances que seule la vie réelle peut concevoir. Ils me reçurent dans la bibliothèque et m’offrirent un verre. Un rhum agricole bien frappé et citronné, car ils savaient que c’était ce que j’aimais. La conversation s’engagea.
« Mon cher Roch, ce que nous allons dire doit rester ultra-secret. En réalité, nous voudrions te confier une mission. »
« Ce n’est pas un problème, répondis-je avec l’insouciance de la jeunesse. J’en ai déjà accompli plusieurs, non ? »
« Celle-ci est un peu différente et infiniment plus dangereuse. En fait, nous allons te demander de t’infiltrer dans le « »les soldats  de Dieu.
A ce moment, ma réaction fut ce qu’elle devait être, c’est-à-dire que je sursautais brusquement. Les soldats de Dieu «  », c’était nos ennemis. Une société secrète rigoureusement identique à la nôtre, sauf qu’elle défendait des idées radicalement opposées : des thèses ultra-catholiques . Bref, la proposition de mon chef avait de quoi me surprendre.
« Quoi, vous voulez que j’aille chez eux ? C’est une blague : je n’ai pas une tête à vivre avec des fachos ! »Cathos
« Il le faudra pourtant. Écoute, on ne peut combattre ses adversaires avec des vœux pieux et de belles paroles les soldats  de Dieu répand dans la société des idées dangereuses : le totalitarisme, la haine de l'humanisme,le Catholicisme pur et dur etcetera. Or, si nous voulons les faire reculer, nous devons nous infiltrer parmi eux, afin de les connaître et de démasquer leurs plans. En résumé, pour gagner cette guerre, certains d’entre nous doivent accepter de se sacrifier. Nous te demandons de te sacrifier. »
« Mais pourquoi moi ? » demandai-je naïvement.
La réponse que me fit Schweizer résonne à mes oreilles. Avec un sourire, il me dit :
« Parce que tu as tout à fait le profil pour cela, mon cher Roch. Tes origines, ta formation, ton caractère, et même ton apparence physique. Nous en avons parlé pendant des mois et sommes arrivés à la conclusion que tu étais l’homme idéal pour cette mission. Tu pourras te présenter chez eux et demander ton admission. A mon avis, ils ne se méfieront pas. »
« Alors, je dois devenir un « sous-marin… »
« Tout à fait. Tu as employé le mot qui convient. Tu seras un « sous-marin ». Tu vivras avec eux, tu partageras tout avec eux et tu nous transmettras tout ce que tu auras appris. Pour cela, nous allons te donner un nom de code, ainsi qu’un numéro de téléphone confidentiel. Une fois par semaine, tu entreras dans une cabine téléphonique et tu appelleras pour faire ton rapport. Toujours depuis une cabine et jamais depuis chez toi. »
Il se tut un instant, avant d’ajouter :
« Bien entendu, nous n’avons pas besoin de préciser que cette mission est excessivement dangereuse. Si ces hommes se doutent de quelque chose… Tu es libre de refuser, naturellement. »
Refuser ? J’aurais pu. Mais alors, comment justifier mon engagement ? Je soupirai. Tant pis, le sort en était jeté. J’allais devenir un « sous-marin ». Ce n’était pas vraiment ce que j’avais imaginé, mais puisqu’on me disait qu’il le fallait…
« Je veux bien essayer. Mais comment entrer chez ces sympathiques personnes ? »
« Ne t’inquiète pas, nous avons déjà réussi à infiltrer plusieurs agents. Nous savons comment procéder. Si tu suis nos instructions, tu seras bientôt parmi eux. »
En sortant de la maison, je m’adressai à Marc.
« Franchement, vous auriez pu trouver quelqu’un d’autre ! »
« Tu corresponds tout à fait à ce qu’on cherchait. Je te fais confiance. »
J’avoue que j’eus beaucoup de mal à m’endormir cette nuit-là. Ma vie allait prendre un virage capital et risqué.
Comme on me l’avait promis, la Société Secrète l'ordre du Temple Noir fit très bien les choses. Deux mois plus tard, je fus contacté par un de mes collègues du Ministère, un certain Jacques Simon, que je n’avais pas remarqué jusque-là, car il ne faisait rien pour être remarqué. Un jour, il me prit en tête à tête à la cafétéria et attaqua franchement :
« Mon cher, je me suis laissé dire que vous brûlez d’envie d’entrer dans les soldats  de Dieu. »
« Eh bien, je ne serais pas contre, dis-je avec prudence. Vous pouvez vous en occuper ? »
« Tout dépend de vous. Il faudra que vous me prouviez votre motivation. »
« Je ferai ce qu’il faudra. »
A partir de là, et pendant trois semaines, nous fûmes inséparables. Toujours l’un avec l’autre. En réalité, Simon me testait, et je devais prendre garde à ne pas commettre une bêtise fatale. Un jour, il me dit enfin ce que je brûlais d’entendre :
« La semaine prochaine, je vous prendrai en voiture après le travail et je vous emmènerai quelque part. »
Mon cœur se mit à battre. J’approchai du but.
Le jour convenu, Simon me prit effectivement dans sa voiture et me conduisit à Neuilly. Une tour de soixante étages qui abritait essentiellement des bureaux. Nous prîmes l’ascenseur pour monter au vingt-huitième. Là, on m’introduisit dans un appartement et on m’enferma dans une petite pièce, où je tournai en rond pendant plus d’une heure. Enfin, deux hommes au visage fermé vinrent me chercher. Ils me conduisirent dans une autre pièce, immense. Une demi-douzaine d’hommes, assis en demi-cercle, m’observaient sans un mot. Cela dura cinq minutes.
Puis une porte s’écarta et je sursautai. Je voyais entrer un vieil homme aux cheveux blancs, enfoncé dans un fauteuil roulant. Ce qui ne l’empêchait pas de porter un costume croisé et d’afficher aux doigts deux chevalières dont je n’osais imaginer le prix. Sous un silence total, il s’avança jusqu’au centre, avant d’arrêter le fauteuil et de m’examiner.
« C’est vous Roch ? Il paraît que vous souhaitez nous rejoindre. »
« Ce serait une joie et un honneur », répondis-je.
« Et quelles sont vos raisons ? »
J’interprétai alors le personnage qu’on m’avait préparé.
« Ecoutez, je suis issu d’une famille très catholique et l’évolution actuelle de la société me fait peur. Je souhaite me battre pour rétablir certaines choses auxquelles je crois. »
Bien entendu, ce que je disais n’avait que peu d’importance. Je savais parfaitement qu’ils avaient déjà mené une enquête sur moi, qu’ils avaient fouillé mon bureau au Ministère et qu’ils avaient même envoyé quelqu’un chez mes parents, se faisant passer pour l’employé d’un institut de sondage. Le vieil invalide ne cessait de m’observer.
« Hum, je vois. Sachez tout de suite que les soldats de Dieu n’est pas un club de loisirs. Nous menons un combat, capital pour l’avenir de notre civilisation. Nous exigeons de nos membres une disponibilité totale. Si vous adhérez à notre organisation, vous devrez y consacrer votre vie, 24 heures sur 24. Vous sentez-vous prêt ? »
« Oui », répondis-je.
Alors, ils acceptèrent de me recevoir parmi eux. Ils amenèrent une Bible et me firent jurer de défendre toujours les valeurs occidentales et chrétiennes, de m’opposer à tout ce qui pourrait menacer l’existence de l’Occident et de garder le secret sur ce qui concernait l’organisation. Je jurai. Pour la première fois, l’homme au fauteuil roulant esquissa un semblant de sourire.
« Je vous souhaite la bienvenue parmi nous, mon cher Roch. Pardonnez-moi de ne pouvoir me lever pour vous embrasser. Je suis le chef de cette confrérie pour la France. Je m’appelle le baron Julius Claudio. »
Le nom me disait quelque chose. On m’autorisa à repartir et je rentrai chez moi. Le lendemain, j’entrai dans une cabine téléphonique et je composai le numéro qu’on m’avait donné, pour dire simplement :
« Mission accomplie. J’ai été reçu chez eux. »
Et je raccrochai.
A partir de là, j’entamai mon étrange vie de sous-marin. J’étais un membre  des  Soldats deDieu, je participais à leurs réunions et j’exécutai les missions qu’ils me confiaient. Une fois par semaine, en prenant garde de ne pas être suivi, je me rendais dans une cabine pour faire mon rapport. Cela finit presque par devenir une routine.
Un jour, je fus invité chez le baron Julius Claudio. Il habitait dans une petite maison de Puteaux et me reçut fort bien. Je le connaissais mieux à présent. Il était italien, issu de la vieille aristocratie et avait passé sa jeunesse à Paris, par un concours de circonstances… Tiens, à peu près les mêmes que pour Schweizer. Après le dîner, il m’emmena dans sa riche bibliothèque.
« Mon cher Roch, me dit-il, nous sommes très satisfaits de vous. Depuis votre admission, vous avez accompli à la perfection toutes les missions qu’on vous a confiées. »
« Je vous remercie, monsieur le baron, mais c’est la moindre des choses. »
« Je me suis laissé dire que vous étiez un amateur de littérature. »
« C’est mon vice caché, souris-je, celui qui me perdra. »
« Alors, nous sommes deux. En fait, je suis écrivain. »
La mémoire me revint. Oui, j’avais bien entendu le nom de Julius Claudio, car il était effectivement écrivain. Il fit le tour de la bibliothèque en retirant une série de volumes.
« Je vous offre mes livres, dit-il. J’espère qu’ils vous plairont. »
Il ajouta une dédicace sur chaque ouvrage. Délicate attention qui me flatta sincèrement. Je rentrai chez moi et je passai le week-end à lire l’œuvre de cet homme. Ce fut un choc. Le baron Julius Claudio était un écrivain fabuleux. Ses livres traitaient essentiellement de la civilisation  occidental et il savait passionner ses lecteurs. En tant qu’amoureux de la littérature, je ne pouvais tricher avec la vérité : il méritait toute mon admiration.
A partir de là, je pris l’habitude d’aller assez fréquemment à Puteaux pour lui rendre visite. Nous partagions un bon repas et puis nous installions dans la bibliothèque, pour parler de littérature, et de beaucoup d’autres choses. Ce monsieur, dont les idées me répugnaient, se révélait un individu exceptionnel, avec une érudition hors du commun et une intelligence très supérieure à la moyenne. Je me surpris à penser qu’aucun de mes amis de la Société Secrète ne pouvait se comparer à lui.
Cela dura ainsi un mois, puis un deuxième, puis un troisième. Bizarrement, je ne m’aperçus pas tout de suite de ce qui m’arrivait. Dans ma tête, j’étais toujours un « sous-marin », et je fréquentais les hommes des soldats de Dieudans le seul but de les espionner. Une évidence à laquelle je ne réfléchissais même pas.
Un soir, chez Julius Claudio, tout bascula. Une fois de plus, nous étions dans la bibliothèque, en train de discuter. Quand un frisson me parcourut. Je venais de m’apercevoir que je le trouvais sympathique. Oui, je me trouvais des affinités avec quelqu’un qui représentait une idéologie que j’avais toujours combattu. En fait, je prenais subitement conscience d’une réalité que mon subconscient avait refoulé jusque là : Julius Claudio et moi étions très proches. Nous aimions les mêmes livres, nous dégustions les mêmes plats, nous partagions les mêmes pôles d’intérêt. Ses opinions ? J’avais imaginé au départ qu’elles se situaient à des années-lumière des miennes, et je m’apercevais qu’il n’en était rien. La différence entre lui et moi se faisait sur quelques détails. Mais fondamentalement, nous avions presque la même vision de la vie, du monde, de l’humanité.
Oui, le baron Julius Claudio me fascinait, et j’aimais cette fascination. Cela me troubla tellement que je trouvai un prétexte quelconque pour m’en aller immédiatement. Mais une fois rentré chez moi, je ne parvins pas à trouver le sommeil.
Pendant les jours qui suivirent, mon esprit bourdonna sans cesser. Ce que je découvrais me faisait peur. Je m’apercevais avec retard que j’avais changé. L’ascendant qu’exerçait sur moi le baron m’avait transformé. Non, m’avait transmuté. Je n’étais plus Roch, venu faire le sous-marin au Soldats  de Dieu. J’étais devenu quelqu’un d’autre. La Société Secrète me paraissait désormais lointaine, très lointaine, et étrangère. Julius Claudio et ses amis me ressemblaient tellement que je me demandais comment j’avais pu les considérer comme des ennemis.
Naturellement, ces pensées m’effrayaient. Chez moi, je faisais les cent pas en me tenant la tête. Que m’arrivait-il ? J’étais en train de changer de camp. J’étais en train de devenir un « Cathoo ». Pour reprendre le vocabulaire que j’employais jadis.
Chaque semaine, je continuais à entrer dans une cabine pour faire mon rapport. Mais cela se faisait difficile. J’avais de plus en plus l’impression de commettre une trahison envers le baron. Une trahison ? Alors que j’étais venu pour le combattre ? Oui, mais il était à présent si proche de moi…
Je me rendis une dernière fois chez lui. Il me captiva à nouveau par son intelligence et son érudition. Mon esprit tournoyait. Je m’entendais fort bien avec lui, comme avec Jacques Simon, et avec beaucoup d’autres de cette organisation. Et je ne comprenais plus ce qui m’arrivait. M’étais-je trompé tout au long de ma vie ? Avais-je choisi un camp qui n’était pas le mien ? Ma famille naturelle n’était-elle pas celle-ci ? Six mois auparavant, de telles pensées m’auraient semblé incongrues. Maintenant… Je rentrai chez moi et passai la nuit à marcher en long et en large.
Le lendemain était le jour où je devais faire mon rapport hebdomadaire. Arrivé devant la cabine, j’hésitai. J’hésitai longuement. Je faillis même entrer. Puis je fis demi-tour et m’en allai. Sans avoir transmis mon rapport. Je venais de dire adieu à la Société Secrète. Revenu chez moi, je pris un verre et je pris enfin conscience de ce que je venais de faire. Cette fois, c’était définitif. J’avais changé de camp. Oui, j’étais devenu un « Catho ». Ma fascination pour Julius Claudio m’avait fait sauter la barrière.
Alors ? Alors, je ne savais plus que faire. Je tournai dans mon deux-pièces, comme un animal en cage. Au petit matin, je renonçai à aller travailler. Cela n’avait plus de sens. Plus rien n’avait de sens. On m’avait envoyé pour faire le « sous-marin », et le « sous-marin » s’était si bien immergé qu’il ne voulait plus retourner vers ses eaux d’origine. Allais-je adhérer définitivement auSoldats de Dieu   ? Allais-je défendre dorénavant cette idéologie que j’avais abhorré ? Je devenais presque schizophrène en réfléchissant.
La solution m’apparut vers midi. Je me dirigeai vers l’armoire d’où je sortis une boîte contenant un revolver et des munitions. En réalité, je ne me souvenais plus d’où venait cette arme, ni dans quelles circonstances je l’avais acquise. Tant pis, pour une fois, il allait servir. Je chargeai le barillet.
Je m’offris un dernier verre, jetai un dernier regard par la fenêtre. Le « sous-marin » allait toucher le fond. Je repris le revolver et collai le canon contre ma tête. Marc, Schweizer, Simon, le baron… Ils défilèrent tous dans mon esprit. Dommage, mais je ne voyais pas d’autre issue. J’appuyai sur la détente. Mon crâne explosa en mille morceaux.
C’est ainsi que j’ai résolu mon problème. Que j’ai mis fin à mes souffrances. Evidemment, je me demande parfois si j’ai eu raison. Peut-être aurais-je pu faire autre chose. Je ne sais pas. De toute façon, cela n’a aucune importance. Là où je suis aujourd’hui, le cirque humain ne me concerne plus. C’est à vous à faire avec.

enfant avec serpent

Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Jeudi 24 septembre 2009


Réflexion Chrétienne entres amis sympas


Sœur Josefa Mendenez, Religieuse coadjutrice de la Société du Sacré-Cœur (1890-1923)

"Je te veux apôtre de ma Bonté et de ma Miséricorde. Il y a tant d'âmes qui ne connaissent pas la Bonté de mon Cœur!...
Mon unique désir est que ces âmes que J'aime tant, se jettent et se perdent dans l'abîme sans fond de mon Cœur. ... Aide-Moi dans cette Œuvre d'Amour!" (Notre-Seigneur à Sœur Josefa)

"... Oui, tu dis vrai: Je suis Bon! Pour le comprendre, il ne manque aux âmes qu'une chose: Union et vie intérieure.
Voilà quel sera notre travail du haut du ciel: enseigner aux âmes à vivre unies à Moi, non comme si J'étais loin d'elles, mais dans l'intimité la plus étroite car, par la grâce, Je vis au-dedans d'elles.
... Qu'elles Me parlent de tout, qu'elles Me consultent en tout, qu'elles Me demandent tout! Je vis en elles pour être leur Vie. Je demeure en elles pour être leur force. Là, Je les vois, Je les entends, Je les aime. Là, J'attends qu'elles correspondent à mon Amour." (Notre-Seigneur à Sœur Josefa - Extrait du Livre: Un Appel à l'Amour.)


PRIÈRE
pour obtenir des grâces par l'intercession de Sœur Josefa


O Jésus qui ne pouvez résister à la supplication d'une âme qui attend tout de Vous, donnez-nous la foi, la confiance et l'abandon qui touchent votre Cœur, afin que sûrs de Vous, nous puissions obtenir de votre Toute-Puissante Bonté, ce que nous Vous demandons humblement pour votre Gloire et l'accomplissement de votre Règne d'Amour et de Miséricorde.
O Jésus, glorifiez votre Cœur en nous accordant la grâce (conversion ou guérison, faveur spirituelle ou temporelle) que nous sollicitons, par l'intercession de votre humble servante Josefa.

Imprimatur: Monpellier, 1er November 1938, Gabriel, Evêque de Monpellier
.






La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...






Par @robase
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Texte Libre

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus